La Chine chercherait à espionner de plus en plus la France. Quatre personnes viennent d’être arrêtées en Gironde. Ils sont suspectés d’avoir été envoyés par Pékin pour récupérer des données militaires sensibles dans l’Hexagone.
4 suspects accusés d’espionnage au profit de la Chine
Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2026, les autorités françaises ont interpellé quatre personnes dans le département de la Gironde, soupçonnées d’avoir monté un dispositif permettant la captation illégale de données satellitaires, notamment du réseau Starlink, ainsi que des informations provenant d’entités considérées comme essentielles, y compris des échanges à caractère militaire, et de les transmettre à la Chine, a indiqué le parquet de Paris.
Selon les autorités, deux des suspects sont des ressortissants chinois âgés de 27 et 29 ans. Ils seraient entrés en France le 10 janvier 2026 pour une durée de dix jours et avaient déclaré, lors de leur demande de visa, travailler comme ingénieurs dans une entreprise spécialisée dans la recherche et le développement de systèmes de communication sans fil coopérant avec des universités associées à des projets à vocation militaire.
Le déroulement de l’affaire a commencé après l’installation d’une antenne parabolique d’environ deux mètres de diamètre sur un terrain privé, observée par des riverains qui ont signalé une déconnexion inhabituelle de leur accès à Internet, déclenchant ainsi l’ouverture d’une enquête. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi un système informatique relié à des antennes paraboliques, susceptible d’avoir servi à intercepter des communications satellitaires.
Mise en examen et accusations
Ce jeudi 5 février 2026, les quatre individus initialement interpellés ont été présentés devant un juge d’instruction à Paris en vue de leur mise en examen pour des faits d’espionnage au profit de la Chine, a rapporté le parquet, confirmant que l’information judiciaire visait « la livraison d’informations à une puissance étrangère » en lien avec des intérêts essentiels de la nation. Deux des suspects ont été placés en détention provisoire, tandis que les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire.
L’ouverture de cette procédure pénale intervient alors que l’enquête a été confiée à la section de lutte contre la cybercriminalité et qu’elle implique la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). Les accusations portent notamment sur la captation de données de nature sensible, à caractère militaire, et leur éventuelle transmission à des responsables chinois. Selon des sources judiciaires, les investigations se concentrent sur la « livraison d’informations » et d’équipements à une puissance étrangère, ce qui constitue un crime grave passible de quinze ans de réclusion lorsqu’il porte atteinte aux intérêts fondamentaux de la France.
Cette affaire survient alors que les tensions liées aux activités d’espionnage présumées de la Chine et d’autres puissances étrangères ont récemment suscité l’inquiétude des services de renseignement européens. L’enquête en Gironde s’inscrit dans une série d’incidents où des individus soupçonnés d’agir pour le compte d’États étrangers ont été appréhendés, reflétant une vigilance accrue des autorités françaises face à des menaces potentielles pesant sur la sécurité nationale.
Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.
