7 octobre : « c’est intolérable » Emmanuel Macron furieux après une erreur dans un livre de révision

La parution d’un livre de révision du bac, publié par Hachette, provoque un tollé jusqu’à l’Élysée. En cause : la mention « colons juifs » dans un chapitre consacré aux attentats du Hamas le 7 octobre 2023.

Un livre de révision sur le 7 octobre provoque un tollé

Ce 14 janvier 2026, Emmanuel Macron intervient publiquement sur un sujet hautement sensible : celui de la mémoire des attaques du 7 octobre 2023 en Israël. En cause, un manuel de révision du bac. Ce dernier évoque les attaques du 7 octobre en parlant de « plus de 1 200 colons juifs » tués, une formulation très décriée.

Face à cette présentation jugée biaisée, Emmanuel Macron choisit une réaction publique et ferme. « Un manuel de révision du baccalauréat qui falsifie les faits : c’est intolérable », déclare le président de la République, avant d’ajouter que « le révisionnisme n’a pas sa place en République », sur X. En outre, le chef de l’État insiste sur la gravité de toute relativisation des attaques terroristes du 7 octobre, appelant le gouvernement à agir sans délai.

Dans ce contexte, le 7 octobre devient un marqueur central du débat. D’une part, il s’agit d’un événement traumatique majeur, dont la narration fait l’objet de tensions internationales. D’autre part, son traitement dans un livre destiné à des lycéens pose la question de la transmission rigoureuse des faits historiques, alors même que le baccalauréat constitue un jalon essentiel du système éducatif français.

Emmanuel Macron, Hachette et la responsabilité éditoriale

La réaction d’Emmanuel Macron entraîne rapidement des conséquences concrètes pour l’éditeur concerné. Hachette Livre annonce, le jour même, le rappel immédiat de trois ouvrages parascolaires de la collection « Objectif Bac Terminale ». Dans un communiqué, le groupe reconnaît la présence d’un « contenu erroné » concernant les événements du 7 octobre et précise que les exemplaires non vendus seront retirés du marché.

Cette décision intervient alors que la pression politique s’intensifie. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, dénonce à son tour une « falsification des faits » et une « atteinte à la dignité des victimes du terrorisme ». Il rappelle, par ailleurs, que les ouvrages à destination des élèves doivent répondre à une exigence absolue de neutralité et de précision.

Hachette Livre, acteur majeur de l’édition scolaire, se retrouve ainsi au cœur d’un débat dépassant le simple cadre éditorial. Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe, présente ses excuses publiques et annonce l’ouverture d’une enquête interne. L’objectif affiché est de comprendre comment une telle formulation a pu passer les contrôles éditoriaux, alors que le 7 octobre reste un sujet d’actualité brûlant et politiquement chargé.

Dans le même temps, Emmanuel Macron insiste sur la dimension républicaine de l’enjeu. En soulignant que le révisionnisme n’a « pas sa place », il inscrit cette affaire dans une lutte plus large contre la désinformation et la manipulation des faits historiques, particulièrement lorsqu’ils concernent le terrorisme et les violences de masse.

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.