L’USS Gerald R. Ford, baptisé en l’honneur du 38e président américain, se distingue comme le plus grand porte-avions du monde. Avec une longueur de 337 mètres et un déplacement d’environ 100 000 tonnes, ce symbole de puissance militaire illustre la puissance militaire des États-Unis, décrit le magazine Science et Vie. La récente décision de le déployer au large d’Israël montre son rôle stratégique central dans les opérations militaires actuelles.
C’est quoi un porte-avions ?
Le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales définit le porte-avions comme un « navire de guerre de grandes dimensions, transportant des avions de combat, dont le pont est aménagé en plate-forme permettant l’envol et l’appontage de ces avions. » Cette définition met en lumière la complexité et l’importance de ces navires pour les forces navales internationales.
La première expérimentation d’un décollage d’avion depuis un navire remonte à 1910, avec le croiseur américain Birmingham (documentée sur le site de la Marine nationale). Les porte-avions permettent de mener rapidement des frappes aériennes à proximité des zones visées, tout en hébergeant une véritable petite ville flottante capable d’accueillir des milliers de membres d’équipage et de personnel, chacun remplissant des rôles variés et indispensables au fonctionnement du navire.
L’USS Gerald R. Ford : ce qu’il peut faire
Lancé en 2017 et construit par Northrop Grumman, l’USS Gerald R. Ford impose par ses dimensions. Sa largeur de 78 mètres et sa vitesse de pointe de près de 55 km/h le rendent, en taille, comparable à la Tour Eiffel. Il peut héberger près de 4 500 personnes et transporter jusqu’à 90 appareils (avions, hélicoptères, drones), ce qui lui donne un net avantage pour le déploiement d’aéronefs.
Propulsé par deux réacteurs nucléaires, le navire produit 2,5 fois plus d’électricité que ses prédécesseurs, ce qui permet de catapulter des aéronefs jusqu’à 160 fois par jour, voire 220 fois en période de crise, grâce à ses catapultes électromagnétiques (EMALS).
Ce qui fait sa force stratégique
Les porte-avions comme l’USS Gerald R. Ford sont souvent vus comme des symboles de puissance militaire nationale. Donald Rumsfeld avait estimé qu’il serait approprié que le nom de Gerald R. Ford patrouille en haute mer pour défendre la nation. Ces navires offrent une grande flexibilité en matière de dissuasion et d’intervention, ce qu’illustre l’envoi annoncé par le secrétaire à la Défense Lloyd Austin en Méditerranée orientale pour renforcer la posture américaine dans la région après l’escalade liée à une offensive du Hamas.
Escorté par un croiseur et quatre destroyers, le groupe aéronaval de l’USS Gerald R. Ford montre qu’au-delà de la puissance du seul navire, l’intégration stratégique des unités de soutien reste primordiale pour mener à bien les missions dans un contexte géopolitique tendu.
Et côté français, ça donne quoi ?
Comparé à son homologue français, le Charles de Gaulle, l’USS Gerald R. Ford présente des différences nettes. Le Charles de Gaulle peut mobiliser 1 900 personnes et embarquer jusqu’à 40 avions, dont des Rafale Marine, le E-2C Hawkeye et divers hélicoptères. Malgré ses qualités, ses capacités restent inférieures à celles du géant américain, ce qui illustre l’ampleur des investissements américains pour maintenir leur avance technologique et militaire en mer.
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