Gaza : Israël annonce la réouverture du passage de Rafah

Dans la bande de Gaza, Israël annonce la réouverture du passage de Rafah. Cette annonce devrait permettre l’acheminement d’aide humanitaire au sein de l’enclave palestinienne. Mais attention, la réouverture n’est que partielle.

Le point de passage de Rafah rouvre partiellement

Le gouvernement israélien a officiellement annoncé ce lundi 26 janvier 2026 une réouverture limitée du poste-frontière de Rafah, principal point d’accès entre la bande de Gaza et l’Égypte, pour les piétons seulement et conditionnée à des engagements sécuritaires. Cette mesure, qui vise à répondre aux pressions humanitaires et politiques, intervient dans le cadre du plan de cessez-le-feu américain.

Selon le texte publié sur les réseaux sociaux, ce passage sera soumis à un mécanisme d’inspection israélien complet, ce qui signifie un contrôle rigoureux et permanent côté israélien avant tout transit humain entre Gaza et l’Égypte. Cette annonce survient après que l’armée israélienne a déclaré mener une opération de grande ampleur dans la bande de Gaza afin de localiser les restes du dernier otage israélien, le sergent-chef Ran Gvili, une condition mise en avant par Tel Aviv pour autoriser la réouverture. Les autorités israéliennes ont indiqué que la reprise du passage frontalier dépendrait de l’achèvement de cette opération. Le corps ayant été retrouvé, le poste-frontière devrait rouvrir rapidement.

Le poste-frontière de Rafah, fermé depuis mai 2024 alors qu’il était partiellement contrôlé par les forces israéliennes, constitue le principal point d’entrée pour l’aide humanitaire et la seule voie terrestre significative vers Gaza. Sa fermeture avait aggravé la crise humanitaire, déjà marquée par des pénuries de denrées essentielles, de médicaments et de carburant pour les quelque 2 millions d’habitants de l’enclave.

Un point de passage stratégique mais controversé

La bande de Gaza dépend depuis longtemps du poste de Rafah pour l’entrée de l’aide internationale et les mouvements de personnes, notamment vers l’Égypte et au-delà. La fermeture prolongée de ce point de passage a réduit de façon drastique l’approvisionnement en biens essentiels, malgré un cessez-le-feu instauré le 10 octobre 2025 dans le cadre d’un accord négocié sous l’égide des États-Unis et d’autres médiateurs internationaux.

En soulignant la dimension sécuritaire de cette « réouverture limitée », Israël reflète également une préoccupation de longue date de son gouvernement : empêcher tout flux incontrôlé de personnes et de biens qui pourrait renforcer les capacités du Hamas ou mener à des incidents violents. Ainsi, l’introduction de contrôles stricts et d’un accès piéton uniquement répond à la fois à des exigences de sécurité et à une tentative de répondre à une pression internationale grandissante pour améliorer la situation humanitaire à Gaza.

La communauté internationale, y compris les Nations unies et plusieurs ONG humanitaires, avait exhorté Israël à rouvrir le point de passage de Rafah sans retard, invoquant l’urgence des besoins en aide alimentaire, en eau potable, en carburant et en assistance médicale. La fermeture prolongée du passage avait conduit à une accumulation de besoins humanitaires non satisfaits, malgré les efforts limités d’autres points d’entrée autorisés, lesquels n’ont pas suffi à répondre à la demande accrue depuis le début du conflit.

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