En Iran, le régime des mollahs est affaibli par une forte contestation, sévèrement réprimée dans le sang. Dans le même temps, le président Masoud Pezeshkian annonce que des « négociations directes » sur le dossier du nucléaire iranien vont avoir lieu avec les États-Unis. Washington espère profiter de la situation.
Des négociations sur le dossier du nucléaire en Iran
Téhéran a officiellement mandaté son ministre des Affaires étrangères pour envisager des « négociations directes » avec Washington sur le programme nucléaire iranien, une initiative sans précédent depuis des mois d’escalade. Si l’Iran affirme que ces négociations ne pourront être justes que dans un cadre sans menaces, les États-Unis maintiennent une pression diplomatique et militaire forte tout en exprimant leur volonté d’obtenir des résultats clairs sur les capacités nucléaires de l’Iran. Ainsi, le président iranien Masoud Pezeshkian vient de mandater le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour mener cette discussion.
Dans un message publié sur le réseau social X, Pezeshkian a souligné que ces négociations devraient être « équitables » et guidées par des principes de dignité, de prudence et d’opportunité pour l’Iran, marquant une volonté de privilégier la diplomatie pour désamorcer un conflit potentiellement majeur dans la région. Cette décision intervient après des semaines d’échanges de menaces entre Téhéran et Washington, notamment des avertissements publics du président américain Donald Trump concernant l’éventualité d’une action militaire si l’Iran ne s’engageait pas vers un nouvel accord sur son programme nucléaire.
Selon des sources diplomatiques, des discussions potentielles pourraient se tenir dès le 6 février 2026 en Turquie, avec la médiation d’États régionaux comme la Turquie, le Qatar, l’Égypte et Oman, ce qui suggère que la forme exacte des pourparlers reste encore à définir. Cependant, il est important de noter que la couverture médiatique iranienne sur la reprise des négociations a récemment évolué : certaines agences ont rectifié ou retiré des annonces initiales, indiquant que les détails organisationnels ne sont pas encore finalisés et que l’issue demeure incertaine.
Washington veut faire un gros coup
Depuis plusieurs mois, l’Iran a exprimé une réserve notable à l’égard des négociations directes avec les États-Unis, préférant jusqu’ici des discussions indirectes ou médiées par des tiers. Des déclarations récentes d’Abbas Araghchi confirment que, malgré l’ouverture relative affichée par Téhéran, aucune rencontre formelle n’était encore planifiée au moment de ses propos, et que l’Iran souhaite des négociations « justes et équitables », sans toutefois préciser une date ou un format définitif.
Cette prudence s’inscrit dans un contexte de méfiance profonde envers Washington, alimentée par des années de sanctions économiques et par la suspension de l’accord nucléaire de 2015 par les États-Unis en 2018. Du côté des États-Unis, l’enjeu principal des pourparlers reste le programme nucléaire iranien, que Washington considère comme une menace potentielle pour la sécurité régionale et mondiale. Les autorités américaines ont clairement indiqué qu’un accord devrait aboutir à des limitations strictes sur l’enrichissement d’uranium, à une transparence accrue sur toutes les installations nucléaires et à des inspections renforcées.
Ces ambitions s’inscrivent dans une dynamique plus large où les États-Unis cherchent à prévenir une course à l’arme nucléaire tout en préservant leurs intérêts stratégiques au Moyen-Orient. En parallèle, l’administration américaine a renforcé sa présence militaire dans la région, envoyant notamment des navires et du matériel pour dissuader toute escalade armée, tout en combinant cette posture avec une offre de dialogue sur le nucléaire.
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