Le sous-marin nucléaire De Grasse entame ses essais en mer

Le 24 février 2026, le sous-marin nucléaire d’attaque De Grasse a effectué sa première sortie à la mer depuis Cherbourg. Selon le communiqué du ministère des Armées publié le 26 février 2026, « le programme Barracuda a franchi un jalon majeur avec la première sortie à la mer du Sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) De Grasse ». Cette phase marque l’entrée dans les essais en mer, ultime séquence avant la livraison à la Marine nationale.

Construit par Naval Group sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction générale de l’armement, le SNA De Grasse est le quatrième bâtiment du programme Barracuda. Celui-ci prévoit six unités destinées à remplacer progressivement les sous-marins nucléaires d’attaque de type Rubis. Le calendrier s’accélère : après sa mise à l’eau en 2025, le bâtiment entre désormais dans la séquence d’essai la plus exigeante.

Un sous-marin nucléaire Barracuda en phase d’essai

Les essais en mer constituent une étape technique rigoureuse. Ils visent à vérifier le fonctionnement de l’ensemble des systèmes : propulsion nucléaire, navigation, combat, détection sonar et manœuvrabilité.

Cette phase se déroule en Manche puis en Atlantique. Elle mobilise les équipes de Naval Group, la DGA, le Commissariat à l’énergie atomique ainsi que la Marine nationale. Les ingénieurs analysent des centaines de paramètres. Chaque sortie permet d’affiner les réglages. Le sous-marin doit démontrer sa capacité à plonger en toute sécurité, à atteindre ses performances nominales et à intégrer ses systèmes d’armes.

Le programme Barracuda comprend six SNA. Le De Grasse en est la quatrième unité. Les trois premiers – Suffren, Duguay-Trouin et Tourville – ont déjà franchi différentes étapes d’admission au service actif. L’objectif est clair : garantir la continuité de la dissuasion et de la supériorité sous-marine française.

De Grasse : nucléaire, DGA et montée en puissance des SNA

Le De Grasse affiche un déplacement d’environ 5 200 tonnes en plongée selon plusieurs médias régionaux. Sa propulsion nucléaire lui offre une autonomie théoriquement illimitée en énergie, seules les contraintes humaines et logistiques fixant la durée des patrouilles. C’est l’un des atouts déterminants du sous-marin nucléaire d’attaque.

La Marine nationale attend ce bâtiment pour renforcer ses capacités de projection. Les SNA assurent des missions de renseignement, d’escorte du porte-avions et des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, mais aussi des frappes dans la profondeur grâce aux missiles de croisière navals. L’entrée en essai du De Grasse confirme la montée en cadence industrielle à Cherbourg.

Selon les éléments communiqués par Naval Group le 24 février 2026, cette première sortie constitue le début d’une séquence progressive avant livraison dans le courant de l’année. La DGA supervise l’ensemble des vérifications. Chaque anomalie détectée fait l’objet d’un traitement immédiat avant validation.

Un essai décisif pour le programme Barracuda et le sous-marin français

Les essais à la mer ne sont pas une formalité. Ils conditionnent l’admission au service actif. Un sous-marin nucléaire d’attaque doit satisfaire à des critères de sûreté extrêmement stricts. La propulsion nucléaire est testée en conditions réelles. Les systèmes acoustiques sont évalués pour garantir une discrétion maximale, paramètre central de la supériorité sous-marine.

Le programme Barracuda représente un investissement industriel considérable pour la filière navale française. Des milliers d’emplois sont mobilisés sur le site de Cherbourg et dans l’ensemble de la chaîne de sous-traitance. L’essai du De Grasse démontre la continuité technologique de la France dans le domaine des SNA.

À terme, l’arrivée successive des six unités renforcera l’endurance opérationnelle de la Marine nationale. Le De Grasse s’inscrit dans cette dynamique. Son passage à la mer marque une avancée concrète, visible, et confirme que le programme nucléaire d’attaque poursuit son déroulement conformément au calendrier annoncé.

Par ailleurs, la première sortie du sous-marin De Grasse ne constitue qu’un point de départ. Les campagnes d’essai vont se succéder pendant plusieurs mois, alternant vérifications techniques et montées progressives en puissance. La Direction générale de l’armement impose une validation méthodique de chaque système critique, notamment en matière de sûreté nucléaire et de performances acoustiques. Ce processus exigeant conditionne l’aptitude opérationnelle finale du bâtiment et garantit que le SNA rejoindra la Marine nationale avec un niveau de fiabilité conforme aux standards les plus élevés.

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