Catégorie : Comment

  • L’Australie envisage de céder ses hélicoptères d’attaque Tigre ARH à l’Ukraine

    Le 1er décembre, Moscou a revendiqué la prise de la ville de Pokrovsk qui, située dans la région de Donetsk, est le théâtre d’intenses combats depuis maintenant des mois, en raison de son importance stratégique puisqu’elle se trouve à un carrefour de routes et de voies ferrées menant aux positions tenues par les forces ukrainiennes…

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  • Gaza : Israël annonce l’ouverture du point de passage de Rafah, l’Égypte dément

    Gaza : Israël annonce l’ouverture du point de passage de Rafah, l’Égypte dément

    Un point du plan de paix américain stipule la réouverture du point de passage de Rafah. Il doit permettre à la population de Gaza de fuir et de faire entrer l’aide humanitaire.

    Le point de passage de Rafah ouvert selon Israël

    Le 3 décembre 2025, Israël a annoncé la réouverture prochaine du point de passage de Rafah, au sud de la bande de Gaza, affirmant qu’un accord avait été conclu avec l’Égypte. Quelques heures plus tard, Le Caire a opposé un démenti catégorique, affirmant qu’aucune coordination bilatérale n’existait. Cette annonce contradictoire survient alors que la crise humanitaire dans l’enclave palestinienne atteint un niveau critique, plus de 1,8 million de personnes étant déplacées selon les Nations unies.

    L’annonce israélienne a été formulée dans un communiqué gouvernemental diffusé dans la matinée du 3 décembre. « L’ouverture du passage pourrait permettre à des civils de Gaza de sortir dans les prochains jours », indiquait le texte officiel publié à Jérusalem. Selon les autorités israéliennes, cette décision devait marquer une « étape humanitaire majeure » après plusieurs mois de fermeture quasi totale de la frontière entre Israël, Gaza et l’Égypte.

    Mais au Caire, la réaction a été immédiate. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, a rejeté publiquement cette affirmation : « Aucun accord bilatéral n’a été conclu avec Israël sur Rafah », a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé par la télévision publique. Il a ajouté que toute discussion sur la gestion du passage frontalier devait passer par « des canaux palestiniens officiels », réaffirmant ainsi la position constante de l’Égypte, selon laquelle elle ne reconnaît pas la présence israélienne à Rafah depuis l’offensive de 2024.

    Rafah, un point névralgique au cœur de la crise de Gaza

    Depuis l’offensive israélienne de mai 2024, les troupes de Tsahal contrôlent la zone du poste-frontière de Rafah, située à l’extrême sud de la bande de Gaza. Ce verrou stratégique, unique sortie vers l’extérieur non contrôlée par Israël avant la guerre, est désormais fermé depuis plus de six mois. Sa fermeture a gravement limité le flux de l’aide humanitaire et l’évacuation des blessés.

    Les organisations humanitaires internationales qualifient la situation de dramatique. Plus de 1,8 million de Gazaouis ont été déplacés à l’intérieur du territoire, et plus de 75 % d’entre eux dépendent entièrement de l’aide internationale, selon les données publiées par les Nations unies. Malgré les convois d’urgence autorisés par Israël via les points de Kerem Shalom et d’Erez, la majorité des ONG insistent sur la nécessité de rouvrir Rafah, seul passage capable d’absorber un volume d’aide suffisant pour répondre aux besoins.

    L’Égypte, de son côté, se montre prudente. Le Caire redoute un afflux incontrôlé de réfugiés palestiniens sur son territoire et insiste sur le respect des accords sécuritaires bilatéraux. Selon un diplomate égyptien interrogé par plusieurs médias, toute réouverture doit être « coordonnée avec l’Autorité palestinienne et sous supervision internationale ». Dans les faits, le passage de Rafah reste donc un symbole : celui du blocus imposé à la bande de Gaza et des tensions politiques qui minent la coopération régionale.

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  • CaMo : Le Parlement belge se penche sur l’achat de 92 Griffon supplémentaires et de 123 blindés Serval

    En 2018, la France et la Belgique ont scellé le partenariat CaMo [Capacité Motorisée] avec l’objectif d’obtenir une interopérabilité totale entre leurs forces terrestres respectives, dans la cadre du programme SCORPION [Synergie du COntact Renforcé par la Polyvalence et l’Info valorisatiON] de l’armée de Terre. La première phase de ce partenariat [CaMo 1] s’est traduite…

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  • Espionnage : Israël oblige ses officiers à utiliser des iPhones

    Espionnage : Israël oblige ses officiers à utiliser des iPhones

    Face aux risques d’espionnage, l’armée israélienne vient de prendre une décision radicale : elle oblige désormais ses plus hauts officiers à utiliser des iPhones, jugés plus sécurisés.

    Israël interdit les smartphones Android à ses officiers

    Les Forces de défense israéliennes (IDF) ont annoncé une réforme interne de grande ampleur : tous les officiers à partir du grade de lieutenant-colonel devront désormais utiliser un iPhone pour leurs échanges professionnels. Cette décision, confirmée par plusieurs médias israéliens et internationaux, vise à limiter les risques de piratage et d’espionnage numérique dans un environnement sécuritaire fragilisé par le conflit à Gaza. En imposant le smartphone d’Apple, Israël entend consolider la protection de ses réseaux militaires tout en homogénéisant les outils de communication de ses officiers.

    L’ordre est tombé à la fin du mois de novembre 2025. Selon les médias israéliens, « les Forces de défense israéliennes interdisent désormais aux officiers supérieurs d’utiliser des téléphones Android ». Seuls les appareils Apple sont autorisés pour les communications professionnelles. Cette décision étend à un niveau inédit une règle déjà appliquée depuis plusieurs années à certains commandants de brigade. Cependant, la directive concerne plusieurs centaines d’officiers supplémentaires, désormais contraints de se doter d’un iPhone sous peine de sanctions disciplinaires.

    Le ministère israélien de la Défense a précisé que les téléphones Android pouvaient encore être utilisés à des fins privées, mais qu’ils étaient « strictement interdits pour tout échange lié aux opérations ». Cette mesure fait partie d’un plan de renforcement global de la cybersécurité interne, adopté après plusieurs incidents récents de compromission de données.

    Pourquoi l’iPhone ? Une stratégie de contrôle total

    Pour l’armée israélienne, le choix de l’iPhone n’est pas anodin. Les responsables de la cybersécurité du gouvernement estiment que l’écosystème iOS offre une résistance supérieure aux intrusions externes. À l’inverse, la fragmentation d’Android est jugée incompatible avec les exigences de sécurité militaire : chaque constructeur et opérateur gère ses propres versions du système, rendant difficile l’application rapide de correctifs critiques. Un officier souligne que « les appareils Android sont plus vulnérables, car leurs patchs de sécurité arrivent tardivement ou ne sont pas installés de manière uniforme ».

    Ce choix s’appuie également sur des analyses menées après plusieurs attaques de type « phishing » et « social engineering » orchestrées contre des soldats israéliens via des applications populaires comme WhatsApp ou Telegram. Selon le même média, « plusieurs tentatives d’infiltration numérique ont cherché à piéger des militaires en leur envoyant des liens malveillants ou de fausses invitations ».

    Même arrêtée momentanément, la guerre à Gaza a profondément modifié la posture technologique de l’armée israélienne. Les services de renseignement accusent des acteurs liés à l’Iran et au Hezbollah d’avoir intensifié leurs opérations de cyberespionnage contre Israël. Ces opérations malveillantes incluent le déploiement de logiciels espions capables de collecter des données, d’activer à distance les caméras des téléphones ou de géolocaliser des officiers sur le terrain. Dans ce climat de menace constante, l’iPhone est perçu comme un rempart plus robuste.

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