L’année 2025 marque un tournant dans la lutte contre la drogue en haute mer. Selon des données officielles, la Marine nationale a intercepté un volume jamais atteint de stupéfiants, au terme d’opérations conduites dans l’Atlantique, les zones ultramarines et les grands couloirs maritimes du narcotrafic. Ces saisies confirment l’intensification du trafic, mais aussi la montée en puissance des moyens militaires français dédiés à cet affrontement discret.
La drogue au cœur d’une année record de saisies en mer
En 2025, la drogue saisie par la Marine nationale atteint précisément 83,3 tonnes. Ce chiffre, inédit, représente une progression spectaculaire par rapport à 2024, où 48,3 tonnes avaient été interceptées. Autrement dit, en un an, les saisies ont augmenté de 72 %. Cette envolée illustre à la fois l’ampleur croissante du narcotrafic maritime et l’efficacité accrue des dispositifs déployés, selon les autorités militaires françaises.
Dans le détail, la drogue interceptée est constituée aux deux tiers de cocaïne. Le reste se partage entre cannabis, résine, et autres produits stupéfiants acheminés par voie maritime. À la revente, la valeur estimée de ces cargaisons atteint environ 3,6 milliards d’euros, selon les évaluations communiquées par les services de l’État. Un montant colossal, qui souligne les enjeux financiers du trafic et explique la sophistication croissante des réseaux criminels ciblant les routes maritimes internationales.
Saisies de drogue : des opérations militaires coordonnées et ciblées
Derrière ces chiffres, la saisie de drogue repose sur une mécanique opérationnelle complexe. La Marine nationale agit rarement seule. En mer, ses bâtiments opèrent en coordination étroite avec les Douanes françaises, l’Office anti-stupéfiants (OFAST) et des partenaires internationaux. En septembre 2025, une opération emblématique a ainsi permis l’interception de 9,6 tonnes de cocaïne à bord d’un navire de pêche sans pavillon, au large de l’Afrique de l’Ouest.
Cette saisie a été rendue possible grâce au partage de renseignement maritime, notamment via le Maritime Analysis and Operations Centre – Narcotics (MAOC-N). Frégates, patrouilleurs, hélicoptères embarqués et commandos de visite sont mobilisés, souvent loin des côtes françaises. La drogue est interceptée avant qu’elle n’atteigne les ports européens ou les territoires ultramarins, ce qui constitue un levier majeur de prévention contre l’implantation des filières criminelles sur le sol national.
Drogue et sécurité maritime : un enjeu stratégique pour la Marine nationale
Au-delà des volumes, la drogue saisie en 2025 s’inscrit dans un contexte stratégique plus large. Lors de débats parlementaires de décembre 2025, il a été rappelé que ces opérations participent directement à la protection du territoire national. Les zones ultramarines, souvent utilisées comme points de transit, concentrent une part significative des saisies, ce qui mobilise durablement les moyens navals français.
Pour la Marine nationale, la lutte contre la drogue est devenue une mission permanente, au même titre que la surveillance des espaces maritimes ou la dissuasion. Les chiffres de 2025 confirment que le narcotrafic maritime n’est plus marginal, mais structurant. Face à des réseaux capables d’acheminer des dizaines de tonnes de stupéfiants, la réponse militaire s’impose comme un pilier central de la stratégie antidrogue française.
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