Catégorie : Comment

  • US Navy : un contrat stratégique pour General Dynamics Electric Boat et la classe Columbia

    US Navy : un contrat stratégique pour General Dynamics Electric Boat et la classe Columbia

    Annoncé le 14 novembre 2025, le contrat passé par la US Navy avec General Dynamics Electric Boat s’inscrit dans une stratégie industrielle et militaire de long terme. Le montant, d’environ 2,283 milliards de dollars américains, soit près de 2,10 milliards d’euros, porte sur l’avance d’approvisionnement et la construction initiale de coques de cinq sous-marins nucléaires de la classe Columbia. La US Navy fait de ce programme sa priorité d’acquisition, tant pour assurer la continuité de la dissuasion sous-marine que pour stabiliser la base industrielle stratégiquement indispensable à son maintien.

    Un contrat massif structuré autour de la dissuasion nucléaire

    La modification contractuelle concerne les unités SSBN-828 à SSBN-832. Elle finance principalement l’achat de composants critiques nécessitant un long délai de production ainsi que le début de l’assemblage des coques. Selon les informations officielles, 98 % de ces crédits proviennent du National Sea-Based Deterrence Fund, tandis que les 2 % restants relèvent des lignes budgétaires d’approvisionnement de la US Navy. Cette répartition budgétaire traduit la place centrale de la dissuasion sous-marine dans la stratégie militaire américaine.

    Ce financement s’inscrit dans un programme global de douze sous-marins destinés à remplacer les quatorze unités de la classe Ohio. Bien que leur nombre diminue, chaque Columbia-class est conçu pour offrir une disponibilité accrue, permettant d’assurer en permanence la posture de seconde frappe. La US Navy vise un rythme de production d’un navire par an à partir de l’exercice fiscal 2026, un objectif ambitieux qui implique une organisation industrielle d’ampleur nationale.

    Les produits concernés : les cinq premiers Columbia en production avancée

    Ce contrat ne concerne pas la totalité du programme, mais l’amorçage industriel des cinq premières coques. Les travaux portent notamment sur des matériaux structuraux, des systèmes de propulsion nucléaire et des éléments de coque essentiels à la signature acoustique du sous-marin. La fabrication sera menée à environ 70 % sur le site principal de Groton (Connecticut), 15 % à Newport News (Virginie) et 15 % à Quonset Point (Rhode Island). Ce découpage permet de mobiliser l’ensemble de la base industrielle spécialisée dans les sous-marins, qu’il s’agisse des chantiers navals ou des centaines de sous-traitants répartis dans plusieurs dizaines d’États américains.

    L’un des points clés du programme est le réacteur S1B, conçu pour fonctionner durant toute la durée de vie opérationnelle du navire, estimée à quarante-deux ans, sans aucun rechargement nucléaire intermédiaire. Cette caractéristique représente une rupture : elle limite les arrêts techniques prolongés, renforce la disponibilité opérationnelle et réduit les cycles de maintenance lourde.

    Une plateforme stratégique pensée pour la furtivité et la permanence à la mer

    Les sous-marins Columbia sont dimensionnés pour dépasser les performances des Ohio, tout en offrant un volume embarqué optimisé pour un équipage réduit et un système d’armes modernisé. Ils embarquent seize tubes de missiles balistiques, contre vingt-quatre sur les Ohio, mais compensent cette baisse apparente par une disponibilité accrue et une signature acoustique drastiquement abaissée.

    Leur propulsion associe un réacteur nucléaire à cœur longue durée, un entraînement électrique intégral et un propulseur à jet. Cette combinaison permet d’améliorer la discrétion, critère fondamental pour les sous-marins en mission de dissuasion. Parallèlement, le système électrique facilite l’intégration de futurs capteurs et équipements de mission, afin de prolonger la pertinence technologique du navire sans refonte structurelle.

    Enfin, la planification du programme prévoit une montée en cadence continue jusqu’à la livraison complète des unités sous contrat autour de 2031. Cette trajectoire vise à éviter un « trou capacitaire » qui fragiliserait la chaîne stratégique américaine, alors que les Ohio approchent progressivement la fin de leur cycle de vie.

    Un acte de souveraineté industrielle autant qu’un choix stratégique

    Ce contrat dépasse largement la dimension financière. Il stabilise la place de General Dynamics Electric Boat en tant que maître d’œuvre unique des sous-marins nucléaires américains, renforce la base de sous-traitance nationale et engage les États-Unis dans une modernisation continue de leur dissuasion sous-marine. Pour la US Navy, l’objectif n’est pas seulement de mettre à l’eau de nouveaux bâtiments, mais d’assurer la permanence d’un outil militaire fondamental et le maintien d’une avance technologique face à la Chine et à la Russie.

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  • « Perdre nos enfants » : le général Fabien Mandon au cœur d’une polémique

    « Perdre nos enfants » : le général Fabien Mandon au cœur d’une polémique

    Lors d’un discours devant les maires de France, le chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, a insisté sur le fait que la France devrait être prête à « perdre ses enfants ». Une déclaration qui suscite un tollé.

    Le CEMA Fabien Mandon au cœur d’une polémique

    Le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, se retrouve au centre d’une vive controverse après une déclaration prononcée lors d’un discours dans le cadre du congrès des maires. Évoquant la préparation de la France à un conflit de haute intensité, il a affirmé qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants ». Ces mots ont immédiatement suscité l’indignation de nombreux responsables politiques et militaires. Selon son entourage, le général Fabien Mandon voulait insister sur la nécessité de résilience face aux menaces contemporaines. Pourtant, la phrase a été perçue par une grande partie de l’opinion comme une déclaration insensible, voire choquante, dans un contexte marqué par les tensions internationales et la guerre en Ukraine.

    Dès la publication de ses propos, les critiques ont fusé de toutes parts. Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts, a réagi avec fermeté : « Accepter de perdre ses enfants ? Jamais. Ce discours est indécent », a-t-elle déclaré. Du côté de La France Insoumise, Manuel Bompard a dénoncé « des mots glaçants et inacceptables », estimant que « le rôle d’un chef d’état-major n’est pas de préparer la population à mourir, mais à se défendre ».

    Même au sein de la majorité présidentielle, les réactions ont été partagées. Si certains députés appellent à replacer ces propos dans leur contexte stratégique, d’autres redoutent un dérapage symbolique qui ternit l’image de l’armée française. Pour beaucoup, ces mots rappellent un discours d’un autre temps, déconnecté de la réalité des familles de soldats.

    Le ministère des Armées tente d’apaiser la tempête

    Face à l’ampleur de la polémique, le ministère des Armées a publié un communiqué pour clarifier la position du général Fabien Mandon. Il ne s’agissait pas « d’un appel au sacrifice », mais d’une réflexion sur la résilience nationale. L’objectif, précise la même source, était de sensibiliser la société française à la possibilité d’un conflit de haute intensité, « sans pour autant glorifier la perte humaine ».

    En interne, plusieurs officiers ont reconnu que le choix des mots du chef d’état-major était « malheureux ». Un colonel anonyme, cité par plusieurs médias, estime que « le général a voulu dire que la guerre a un coût humain, pas qu’il fallait s’y résigner », avant d’ajouter que « la frontière est ténue entre lucidité et brutalité ». Cette tentative d’apaisement n’a toutefois pas suffi à calmer les critiques politiques. Des parlementaires réclament désormais que le chef d’état-major s’explique publiquement, estimant que le silence actuel entretient l’ambiguïté.

    Une réflexion sur la guerre et la société française

    Au-delà de la polémique immédiate, cette affaire soulève une question plus profonde : la société française est-elle prête à affronter la réalité d’un conflit majeur ? Depuis plusieurs mois, l’état-major insiste sur la nécessité de renforcer la culture stratégique du pays et de préparer les citoyens à des scénarios de crise. Pour le général Fabien Mandon, la guerre ne doit plus être considérée comme une hypothèse lointaine. Mais ses propos révèlent un malaise dans la communication militaire, entre la rigueur du discours stratégique et la sensibilité du grand public.

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  • Le 2025 Annual Report to Congress USA confirme la désinformation Chinoise contre le Rafale !

    Le 2025 Annual Report to Congress USA confirme la désinformation Chinoise contre le Rafale !

    Le rapport 2025 de la Commission US-China révèle comment Pékin utilise la guerre informationnelle pour affaiblir la réputation du Rafale au profit du J-35, après la crise indo-pakistanaise de mai 2025. La France comprend désormais que la bataille des ventes d’armes se joue aussi dans la sphère médiatique et numérique.
    #Rafale #Chine #GuerreInformationnelle

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  • Comment survivre à la détection sur le champ de bataille hyperconnecté ? Le drone me voit !

    Comment survivre à la détection sur le champ de bataille hyperconnecté ? Le drone me voit !

    La transparence du champ de bataille est un processus complexe, fruit d’une lutte constante pour la maîtrise de la supériorité informationnelle. Les progrès dans les technologies de capteurs (drones, satellites) et l’automatisation de l’analyse (IA, big data) rendent la détection quasi inéluctable dans le champ physique. Pour survivre, la manœuvre exige de recréer de l’opacité par la dissimulation, la discrétion et le brouillage. Cependant, l’excès de données ou la confiance aveugle dans la technologie peut nuire à l’analyse et à la prise de décision, illustrant les fausses promesses de cette transparence.

    #GuerreTechnologique #OpacitéTactique #Défense

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