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  • Service national militaire volontaire : l’armée de l’air déjà dépassée

    Service national militaire volontaire : l’armée de l’air déjà dépassée

    Le Service national militaire volontaire vient d’ouvrir ce lundi 12 janvier 2026. L’armée de l’air est déjà victime de son succès : les candidats sont plus nombreux que le nombre de places disponibles.

    L’armée de l’air cartonne en ce début de campagne du Service national militaire volontaire

    Depuis le 12 janvier 2026, date officielle du lancement de la campagne nationale, le Service national militaire volontaire s’impose comme l’un des dispositifs de défense les plus scrutés du moment. Pensé comme un engagement volontaire et temporaire, ce nouveau format entend renforcer les effectifs des forces armées, alors que l’armée de l’Air et de l’Espace, en première ligne, enregistre déjà un nombre de candidats supérieur à ses capacités d’accueil.

    Dès le premier jour, le Service national militaire volontaire a rencontré un succès notable au sein de l’armée de l’air, illustrant un regain d’intérêt pour le recrutement militaire. Ainsi, plus de 800 jeunes ont déposé un dossier pour intégrer l’armée de l’Air et de l’Espace, alors que seulement 600 places sont proposées pour cette première vague. Ce déséquilibre immédiat met en lumière un rapport de force inédit entre l’offre et la demande dans le cadre de ce nouveau service.

    Cette dynamique s’explique, d’une part, par la visibilité accordée au Service national militaire volontaire dans le débat public et, d’autre part, par la spécificité de l’armée de l’air, souvent perçue comme plus technologique et structurée. Ainsi, alors que le dispositif reste volontaire et non contraignant, il attire des profils variés, motivés par l’expérience militaire mais aussi par les perspectives professionnelles ultérieures.

    En parallèle, l’armée de l’air insiste sur la rigueur du processus de sélection, car, malgré l’afflux, chaque candidature doit répondre à des critères stricts. L’aptitude médicale, la motivation personnelle et l’adéquation avec les besoins opérationnels demeurent déterminantes, comme l’a rappelé la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

    Service national militaire volontaire : recrutement et enjeux opérationnels

    Le Service national militaire volontaire s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des forces armées françaises, dans un contexte international marqué par une dégradation durable de l’environnement sécuritaire. Pour 2026, les autorités ont fixé un objectif global de 3 000 volontaires, répartis entre l’armée de Terre, la Marine nationale et l’armée de l’Air et de l’Espace.

    Ce format repose sur une durée de dix mois, combinant un mois de formation militaire initiale et neuf mois de service effectif au sein des unités, exclusivement sur le territoire national. Cette architecture vise à offrir une immersion complète sans pour autant engager les volontaires dans des opérations extérieures. Le ministère des Armées précise également que les volontaires perçoivent une solde mensuelle d’environ 800 euros bruts, sont hébergés, nourris et équipés pendant toute la durée de leur engagement.

    Toutefois, derrière ces chiffres se dessinent des enjeux structurels pour le recrutement. L’armée de l’air, confrontée à des besoins croissants en compétences techniques et opérationnelles, voit dans le Service national militaire volontaire un levier complémentaire, mais non substituable, au recrutement classique.

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  • PRÉCISION MÉTRIQUE FATALE. SANCTUAIRE CONDAMNÉ INFRASTRUCTURES NATIONALES SABOTÉES.AASM Hammer !

    PRÉCISION MÉTRIQUE FATALE. SANCTUAIRE CONDAMNÉ INFRASTRUCTURES NATIONALES SABOTÉES.AASM Hammer !

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  • UNAC va livrer 34 robots lourds d’investigation ROBIN à l’armée de Terre

    En février 2025, la Direction générale de l’armement [DGA] lança une procédure de mise en concurrence en vue d’acquérir jusqu’à soixante systèmes robotisés au profit des régiments du génie de l’armée de Terre, dans le cadre du programme ROBIN [ROBots d’INvestigation]. Dans le détail, ce système devait reposer sur une plateforme robotisée de 1 500…

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  • Geran-5 : le nouveau drone « porte-missiles » de la Russie

    Geran-5 : le nouveau drone « porte-missiles » de la Russie

    Selon les éléments techniques rendus publics les renseignements ukrainiens, le Geran-5 affiche une cellule élancée, dotée d’ailes droites de grande envergure et d’un fuselage tubulaire optimisé pour le vol à vitesse élevée. Avec une longueur proche de six mètres et une envergure avoisinant cinq mètres cinquante, il se situe dans une catégorie intermédiaire entre drone tactique lourd et missile de croisière léger.

    Geran-5 : un drone à réaction à la portée record

    Le choix d’un moteur à réaction marque la principale rupture doctrinale. Le Geran-5 est propulsé par un turboréacteur Telefly d’origine chinoise, déjà observé sur certains drones russes expérimentaux, mais ici intégré dans une configuration offrant une poussée supérieure. Cette motorisation permet un régime de vol radicalement différent de celui des drones à hélice : vitesse plus élevée, meilleure stabilité à moyenne altitude et réduction du temps de transit vers la cible.

    Sur le plan aérodynamique, l’emploi d’ailes classiques, combinées à une prise d’air dorsale, suggère une optimisation pour un vol soutenu plutôt que pour une simple trajectoire terminale. Cette configuration favorise également la capacité à emporter une charge utile significative sans dégrader excessivement l’autonomie. Les données disponibles évoquent une portée de l’ordre du millier de kilomètres, selon Militaryi, ce qui positionne le Geran-5 comme un outil de frappe en profondeur, capable d’atteindre des objectifs éloignés sans dépendre de plateformes de lancement proches de la ligne de front.

    Architecture électronique et navigation

    L’architecture électronique du Geran-5 révèle une approche pragmatique mêlant composants militaires et civils. Le guidage repose sur un système de navigation satellitaire Comet à douze canaux, conçu pour améliorer la précision et la redondance du positionnement. Ce système est complété par un module de suivi basé sur un micro-ordinateur de type Raspberry, ainsi que par des modems 3G et 4G destinés à la transmission de données.

    Cette hybridation technologique répond à deux objectifs. D’une part, elle permet de limiter les coûts et les contraintes industrielles. D’autre part, elle offre une certaine flexibilité dans l’adaptation logicielle et la mise à jour des profils de mission. Toutefois, cette dépendance partielle à des réseaux civils expose le système à des vulnérabilités, notamment en environnement de guerre électronique intense, où le brouillage et la neutralisation des communications restent des menaces majeures.

    Charge militaire et modularité de l’armement

    Le Geran-5 est conçu avant tout comme un drone kamikaze. Sa charge militaire principale est estimée à environ quatre-vingt-dix kilogrammes, un volume suffisant pour infliger des dommages importants à des infrastructures critiques ou à des cibles durcies. Néanmoins, la modularité de la plateforme ouvre la voie à des configurations plus complexes.

    Les analyses techniques indiquent la possibilité d’emporter des missiles air-air de type R-73, dotés d’un autodirecteur infrarouge. Une telle intégration transformerait le Geran-5 en vecteur hybride, capable de menacer des aéronefs engagés dans la défense aérienne. D’un point de vue strictement technique, ce choix pose plusieurs défis : intégration des capteurs, gestion de la désignation de cible et compatibilité des enveloppes de vol. Il suggère néanmoins une volonté russe d’explorer des usages asymétriques du drone, au-delà de la simple frappe au sol.

    Modes de lancement et intégration interarmées

    Autre caractéristique notable, le Geran-5 serait compatible avec un lancement depuis des plateformes aériennes. Des images et analyses suggèrent une intégration possible sous les ailes d’avions d’attaque Su-25. Ce mode de déploiement présente plusieurs avantages opérationnels : augmentation de la portée effective, flexibilité dans le choix des axes d’approche et réduction de la signature radar initiale. Cette capacité d’emport aérien rapproche le Geran-5 d’un missile de croisière léger, tout en conservant la flexibilité d’un drone.

    L’analyse structurelle du Geran-5 met en évidence des similitudes marquées avec le drone iranien Karrar, notamment dans l’usage d’une propulsion à réaction et dans certaines solutions de cellule. Ces convergences alimentent l’hypothèse d’un transfert de savoir-faire ou d’une adaptation de technologies existantes plutôt que d’un développement entièrement autonome. Dans le contexte des sanctions et des restrictions industrielles, cette approche illustre la capacité de la Russie à combiner apports étrangers, composants civils et ingénierie locale pour accélérer la mise en service de nouveaux systèmes.

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