Catégorie : Comment

  • Le Rafale F5 devra être interopérable avec le futur avion de combat conçu par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon

    Pour le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, le point le plus important du projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], mené en coopération avec l’Allemagne et l’Espagne, n’est pas l’avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter]… mais le « cloud de…

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  • Le Rafale porté au standard F4.2 a effectué ses premiers vols en vue de sa mise en service opérationnelle

    Au cours de l’été dernier, la Direction générale de l’armement [DGA] a fait savoir que le Rafale porté au standard F4.3 venait de faire l’objet d’une première « campagne de revue d’aptitude à l’utilisation » [RAU], réalisée par le Centre d’expertise DGA Essais en vol, à Istres. « L’objectif de cette campagne était d’effectuer un constat du développement…

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  • Essais de missiles : la Corée du Nord relance ses missiles hypersoniques

    Essais de missiles : la Corée du Nord relance ses missiles hypersoniques

    Le 22 octobre 2025, la Corée du Nord a annoncé avoir testé un nouveau système de missiles hypersoniques, un événement qui marque un tournant dans ses capacités balistiques. Ce tir intervient alors que Pyongyang poursuit son programme militaire tout en défiant les sanctions internationales. L’attention se focalise désormais sur le comment, le où et le pourquoi de ces essais de missiles.

    Où le test a-t-il eu lieu et quand ?

    Selon l’agence officielle nord-coréenne Korean Central News Agency (KCNA), les tirs de missiles hypersoniques ont été effectués “à départ du district de Ryokpho, près de la capitale Pyongyang” et ont visé une zone dans le nord-est du pays.

    L’armée sud-coréenne a confirmé que l’événement s’est produit mercredi 22 octobre 2025, après une période de plusieurs mois sans essai visible de ce type. Cette relance des missiles hypersoniques intervient en amont du sommet de la Sommet de la Coopération économique Asie‑Pacifique (APEC), prévu début novembre en Corée du Sud, ce qui donne à l’essai une dimension politique.

    Quand et comment l’essai a-t-il été réalisé ?

    D’après KCNA, la manœuvre visait « à renforcer la durabilité et l’efficacité de la dissuasion stratégique contre les ennemis potentiels ». Les détails techniques restent minces : les deux projectiles hypersoniques ont été lancés vers le nord-est, atteignant une cible au sein même du territoire nord-coréen.

    La vitesse ou la portée exacte des missiles n’a pas été divulguée par Pyongyang. Toutefois, l’AP rappelle que les armes hypersoniques volent à plus de cinq fois la vitesse du son et peuvent manœuvrer en vol, rendant leur interception très difficile.

    Pourquoi cet essai de missiles hypersoniques ?

    L’angle dégagé par Pyongyang met l’accent sur la défense automatique : selon un haut responsable militaire du régime, le nouveau système « est une preuve évidente de l’amélioration constante des capacités techniques d’autodéfense ».

    En réalité, cet essai de missiles hypersoniques s’inscrit dans un contexte de compétition stratégique régionale et internationale. Il alerte les alliés de la Corée du Sud et les États-Unis sur l’évolution des capacités de la Corée du Nord. De surcroît, l’essai interrompt une accalmie des tirs balistiques. Pyongyang avait réduit le nombre de missiles lancés cette année, avant de lancer ce type d’arme avancée.

    Comment la communauté internationale a-t-elle réagi ?

    L’United States Forces Korea (USFK) a qualifié l’essai de « action illégale et déstabilisatrice » en violation des résolutions du United Nations Security Council.
    Le lancement a suscité l’inquiétude en Corée du Sud et au Japon, où l’on évalue désormais l’impact potentiel d’une capacité de missiles hypersoniques capable de frapper de façon plus subtile et rapide.

    Enfin, l’essai intervient en pleine préparation du sommet APEC dans la ville sud-coréenne de Gyeongju, ce qui confère à l’action une dimension symbolique renforcée.

    Vers une nouvelle génération de missiles nord-coréens ?

    Au-delà de la simple démonstration de force, les analystes estiment que la Corée du Nord franchit une étape technologique significative dans la conception de ses missiles hypersoniques. Le Hwasong-20 représenterait la première itération d’un missile hypersonique nord-coréen à propergol liquide. Sa vitesse permettrait de franchir 2 700 kilomètres en moins de 30 minutes, mettant le Japon et Guam dans sa zone de portée théorique.

    Ces avancées s’inscrivent dans un programme accéléré depuis 2021. Pyongyang multiplie depuis les essais : en 2022, plus de 70 missiles avaient été lancés, un record historique pour le pays. En 2023, ce nombre est retombé à une trentaine, avant de remonter à l’automne 2025 avec l’introduction du programme hypersonique.

    Sur le plan stratégique, cette montée en gamme remet en cause les dispositifs antimissiles actuels. Le système sud-coréen KAMD (Korean Air and Missile Defense), associé au THAAD américain, est conçu pour intercepter des projectiles classiques à trajectoire prévisible. Or, les missiles hypersoniques – capables de modifier leur altitude et leur direction en vol – réduisent drastiquement les marges de réaction. Les puissances régionales observent désormais chaque tir comme un signal politique. Pékin voit d’un bon œil l’émergence d’un nouvel acteur capable de détourner l’attention américaine de la mer de Chine méridionale.

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  • Spatial : grâce au projet IRIS², Thales sauve des emplois

    Spatial : grâce au projet IRIS², Thales sauve des emplois

    Depuis quelques années, le géant français du spatial Thales recherche à réduire une partie de ses effectifs. Mais l’arrivée du projet européen IRIS² vient de rebattre les cartes au sein de l’entreprise.

    Le projet IRIS² oblige Thales à arrêter les licenciements

    Thales annonce que la commande liée à la constellation européenne IRIS² va permettre de stabiliser sa branche spatiale. Le groupe s’inscrit ainsi dans une dynamique où l’emploi et le spatial convergent via une ambition européenne stratégique. En réalité, grâce au programme IRIS², Thales voit ses perspectives se redessiner. Le groupe a déclaré auprès de l’AFP que « compte tenu du projet IRIS², la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été suspendue ». Cela intervient dans un contexte où Thales avait anticipé des baisses de charge et la nécessité d’ajuster ses effectifs. Le fait que ces suppressions soient mises en pause illustre clairement la portée de l’effet IRIS² sur l’activité.

    Et pour cause, IRIS² (Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite) est présenté comme l’un des grands chantiers stratégiques de l’Union européenne. À terme, c’est-à-dire à l’horizon 2030, la constellation regroupera 264 satellites en orbite basse (LEO) et 18 en orbite moyenne (MEO). Cette architecture multi-orbite est conçue pour garantir à l’Europe une connectivité sécurisée et souveraine, tant pour le secteur public que pour des utilisateurs commerciaux. Pour Thales, cela signifie un enjeu industriel majeur, au cœur du spatial et de la souveraineté européenne. Une manière de se libérer de l’emprise de l’américain Starlink, le géant du secteur.

    Pourquoi cet effet sur l’emploi chez Thales ?

    Le maintien des emplois découle directement de cette commande. Le dossier de Thales souligne que l’engagement sur IRIS² donne de la visibilité à la branche spatiale du groupe, ce qui permet de sécuriser des projets, des investissements et des compétences. En particulier, l’arrêt des suppressions de postes traduit une amélioration tangible de la charge de travail. À la base, le groupe comptait se séparer de plusieurs centaines d’employés tout en redéployant certains sur d’autres activités du groupe.

    Dans un secteur marqué par la volatilité des commandes satellites, le fait de disposer d’un programme européen à long terme comme IRIS² permet de stabiliser les effectifs et de préserver des métiers hautement qualifiés. Le groupe Thales fait donc figure de maillon essentiel dans cette chaîne industrielle européenne du spatial.

    Enfin, la dynamique collective est soulignée : il ne s’agit pas uniquement de Thales en solo, mais bien d’une constellation « européenne » où Thales, aux côtés d’autres acteurs, va intervenir. La synergie entre acteurs et la montée en charge des travaux expliquent pourquoi l’emploi est sauvé. Malgré tout, les syndicats restent particulièrement mécontents. Ils estiment que la restructuration entamée en 2024 a gravement dégradé les conditions de travail au sein de l’entreprise.

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