Catégorie : Comment

  • La Norvège confirme la commande de 24 canons automoteurs sud-coréens K9 supplémentaires

    La Norvège confirme la commande de 24 canons automoteurs sud-coréens K9 supplémentaires

    En 2017, après avoir annulé l’achat de vingt-quatre canons automoteurs sur roues « Archer » auprès de BAE System Bofors en pointant leur « manque de mobilité », la Norvège fit savoir qu’elle allait commander autant de K9 « Thunder » [chenillés] produits par le sud-coréen Hanwha Aerospace [ex-Hanwha Land Systems] pour remplacer ses M109A3GN. D’un montant de 215 millions de…

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  • La Royal Navy renoue avec la marine à voile pour la formation de ses futurs officiers

    À une époque où l’on ne parle quasiment que de robotisation, de drones et de combat infovalorisé, on peut trouver anachronique le fait que la Marine nationale entretient encore une flotte de voiliers. Celle-ci s’est encore étoffée en 2023, avec l’admission au service actif de l’Intrépide, un navire de 21,30 mètres de long, conçu en…

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  • Gers : l’armée française mène une importante opération spéciale

    Gers : l’armée française mène une importante opération spéciale

    Une fois n’est pas coutume, l’armée française continue de s’entraîner dans des conditions les plus réalistes possibles. Un nouvel exercice d’ampleur est en cours dans le Gers.

    Une nouvelle opération spéciale de l’armée, cette fois dans le Gers

    Du 22 au 25 septembre 2025, le 4e Régiment d’hélicoptères des Forces spéciales (4e RHFS) conduit une opération spéciale dans l’ouest du Gers. Cette intervention combine des volets aériens et terrestres, avec des séquences programmées aussi bien de jour que de nuit. L’objectif affiché par l’armée française est clair : entraîner ses unités dans des conditions réalistes, tout en tenant compte du terrain varié du Gers. En conséquence, 35 militaires sont mobilisés pour cette mission particulière, accompagnés de 8 hélicoptères destinés à assurer les appuis et les transports nécessaires. Cette configuration confère à l’exercice une dimension inhabituelle pour un département rural, généralement éloigné des théâtres militaires.

    L’opération spéciale menée dans le Gers se distingue par la complémentarité de ses moyens. Les forces en présence combinent des troupes au sol et des aéronefs, capables d’évoluer simultanément. Grâce à ce dispositif, l’armée française peut simuler des actions coordonnées en environnement civil et préparer ses soldats à des missions futures.

    Le 4e RHFS, basé à Pau, incarne la composante aéromobile des opérations spéciales de l’armée de Terre. Ce régiment, intégré au Commandement des opérations spéciales (COS), participe régulièrement à des déploiements internationaux. L’exercice conduit dans le Gers permet ainsi de vérifier la capacité des unités à intervenir rapidement et efficacement, en reproduisant des conditions de combat réalistes, mais maîtrisées.

    Une opération encadrée et acceptée localement

    Si l’opération spéciale a pu surprendre par son envergure, elle n’a pas été improvisée. Les propriétaires des terrains concernés ont donné leur accord préalable. De plus, les habitants de la zone reçoivent systématiquement des informations en amont des séquences nocturnes, afin d’éviter toute inquiétude. En effet, certains habitants vont voir des hommes camouflés, suréquipés, armés jusqu’aux dents opérer à quelques dizaines de mètres de leur domicile. Ainsi, comme à chaque fois, ce genre de mission est préparé dans les moindres détails pour éviter tout problème au moment de son exécution.

    L’armée française insiste sur le caractère encadré de cette opération dans le Gers. Cette transparence vise à préserver la confiance entre militaires et population, dans un département où la quiétude rurale contraste avec l’intensité des manœuvres. Pour l’institution, il s’agit non seulement de former ses troupes, mais aussi de démontrer sa capacité d’adaptation en territoire national.

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  • La Pologne va abattre les avions russes en cas d’incursion dans son espace aérien

    La Pologne va abattre les avions russes en cas d’incursion dans son espace aérien

    Quelques jours après plusieurs incursions de drones, présumés russes, dans l’espace aérien de la Pologne, le Premier ministre Donald Tusk entend montrer de la fermeté. Il annonce que l’armée a ordre d’abattre les avions russes en infraction.

    La Pologne veut abattre des avions russes qui pénètrent illégalement dans son espace aérien

    Donald Tusk affirme que la Pologne répondrait par la force à toute intrusion manifeste dans son ciel, y compris contre des appareils militaires russes. Cette position s’appuie sur une série de violations récentes, notamment l’incursion de plusieurs drones en provenance de Russie début septembre, et marque un tournant sécuritaire majeur dans l’approche polonaise du conflit en Ukraine.

    Dans la nuit du 9 au 10 septembre 2025, 19 drones russes ont pénétré dans l’espace aérien polonais. Certains de ces appareils ont été considérés comme menaçants et ont été détruits. C’était la première fois qu’un membre de l’OTAN abattait des engins russes depuis le début de la guerre en Ukraine. L’opération a mobilisé les forces aériennes polonaises et leurs alliés, notamment des F-16 et des F-35 néerlandais.

    Ces événements ont eu des conséquences directes sur le territoire. Plusieurs aéroports polonais, dont ceux de Varsovie, Varsovie-Modlin, Rzeszów-Jasionka et Lublin, ont dû fermer temporairement pour raisons de sécurité. De plus, un missile polonais tiré lors d’une interception aurait endommagé le toit d’une maison dans le village de Wyryki-Wola, comme l’a reconnu le ministre de la Défense. Ces incidents illustrent à la fois la complexité opérationnelle et les risques collatéraux liés à ces interceptions.

    Donald Tusk fixe une ligne rouge

    Face à ces violations, Donald Tusk a adopté une position ferme : « Nous prendrons la décision d’abattre des objets volants lorsqu’ils violeront notre territoire et survoleront la Pologne — cela ne se discute absolument pas », a-t-il déclaré, cité par Politico.

    Toutefois, le Premier ministre a tenu à nuancer. Dans des situations plus ambigües, comme le survol par des avions russes de zones proches des eaux territoriales polonaises ou de plateformes de forage en mer Baltique, Varsovie veut éviter toute décision hâtive pouvant conduire à une escalade incontrôlée. Donald Tusk a insisté sur la nécessité d’évaluer ces cas avec prudence.
    Cette fermeté assumée s’accompagne d’une volonté de solidarité. La Pologne, qui a déjà invoqué l’Article 4 du traité de l’OTAN le 10 septembre 2025, souhaite inscrire ses réponses dans un cadre allié. Donald Tusk l’a rappelé : Varsovie ne veut pas agir seule mais avec l’appui et la coordination de l’OTAN.

    Cette nouvelle doctrine polonaise a des implications multiples. Sur le plan militaire, elle consacre un durcissement face aux incursions russes. La multiplication des attaques de drones, parfois rudimentaires mais capables de causer des dégâts ou de semer la panique, pousse Varsovie à légitimer une réponse armée systématique. Ainsi, les forces polonaises ont désormais pour mandat clair d’intercepter et, si nécessaire, de détruire ces engins.

    D’un point de vue diplomatique, la déclaration de Donald Tusk envoie un message double. D’un côté, la Pologne affirme sa souveraineté et sa détermination à défendre son ciel. De l’autre, elle renforce son appel à la solidarité atlantique. En activant l’Article 4, Varsovie a rappelé à ses partenaires que les menaces qu’elle subit doivent être considérées comme des menaces partagées. Le Premier ministre a même qualifié la situation de « plus proche d’un conflit ouvert depuis la Seconde Guerre mondiale ».

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