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  • Zelensky à Athènes : l’Ukraine s’assure in extremis du gaz américain pour passer l’hiver

    Zelensky à Athènes : l’Ukraine s’assure in extremis du gaz américain pour passer l’hiver

    Une initiative importante a été concrétisée avec la signature d’une déclaration d’intention entre la compagnie publique grecque de gaz DEPA et l’entreprise ukrainienne Naftogaz. D’après Euronews, cet accord vise à faciliter le transport de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis les États‑Unis vers l’Ukraine. Il intervient alors que l’Ukraine fait face à de lourdes difficultés sur son réseau énergétique, liées notamment aux frappes répétées visant ses infrastructures.

    Un accord stratégique valable quatre ans

    La déclaration d’intention signée est valide jusqu’à mars 2026. Les livraisons de GNL doivent commencer en janvier, pour garantir l’approvisionnement en gaz pendant la saison hivernale (période critique pour l’Ukraine). Cet engagement traduit une volonté tangible de protéger les ressources énergétiques face aux attaques visant les centrales électriques ukrainiennes, les installations de production de gaz et les centrales thermiques.

    Le Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis, a qualifié ce partenariat de « nouvelle artère énergétique sécurisée du sud au nord », soulignant le rôle stratégique de ce corridor.

    Comment le gaz sera acheminé

    Le gaz naturel liquéfié transitera depuis le port d’Alexandroupolis en Grèce jusqu’à la ville portuaire d’Odessa en Ukraine. L’itinéraire traversera successivement la Bulgarie, la Roumanie et la Moldavie. Il s’agit d’un effort conjoint pour maintenir un circuit d’approvisionnement sûr et stable dans la région.

    Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a rappelé que « la plupart des centrales électriques ukrainiennes, nos installations de production de gaz et nos centrales thermiques sont devenues des cibles pour les missiles et les drones ». Il a aussi indiqué que les accords actuels avec la Grèce jouent un rôle majeur dans le vaste plan énergétique mis en place pour l’hiver afin d’approvisionner l’Ukraine en gaz.

    Le soutien politique et financier derrière l’accord

    Le montage prévoit aussi un soutien financier conséquent. Kyiv a débloqué des fonds pour les importations de gaz, avec l’appui de partenaires européens, sous la garantie du financement européen, ainsi que de partenaires américains. L’objectif est d’assurer le financement complet de ces livraisons.

    Volodymyr Zelensky, via la plateforme X (anciennement Twitter), a souligné l’importance de tels accords pour le peuple ukrainien. Sur le plan politique, la Grèce s’est montrée solidaire avec l’Ukraine depuis le début du conflit avec la Russie, et cet accord renforce cet engagement, tout comme la coopération franco-ukrainienne. Le Premier ministre grec, Mitsotákis, a réaffirmé leur soutien en déclarant : « Nous sommes aux côtés du peuple ukrainien. Dès le début, la Grèce s’est rangée du côté du défenseur contre une attaque qui viole tous les principes de souveraineté et de droit international. »

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  • Deux drones turcs volent seuls en parfaite synchronisation : une démonstration qui inquiète déjà

    Deux drones turcs volent seuls en parfaite synchronisation : une démonstration qui inquiète déjà

    L’essor des drones de combat change doucement mais sûrement la donne dans l’aviation militaire. Récemment, des groupes turcs et australiens ont annoncé des étapes importantes avec des prototypes très avancés. Ces progrès montrent des efforts technologiques remarquables et leurs possibles répercussions sur les stratégies de défense.

    Les dernières percées et essais

    En novembre, le constructeur turc Baykar a annoncé une « première mondiale » : le drone de combat Kizilelma aurait abattu une cible aérienne à l’aide d’un missile air-air Gökdoğan à longue portée. L’opération s’est appuyée sur le radar AESA MURAD, développé par Aselsan, et a eu lieu au-dessus de la région de Sinop, dans le cadre d’une formation de cinq F-16. Baykar présente ce test comme un jalon dans l’histoire des drones de combat, affirmant que le Kizilelma est devenu le premier drone au monde à montrer cette capacité.

    À peine dix jours plus tard, l’Australie a fait parler d’elle : le drone collaboratif MQ-28A Ghost Bat, développé par Boeing, a détruit une cible aérienne grâce à un missile AIM-120 AMRAAM lors d’un vol d’essai simulant une mission de combat. La démonstration s’est déroulée en liaison avec un F/A-18F Super Hornet et un E-7A Wedgetail.

    Ce qui bouge côté autonomie et intelligence artificielle

    Un mois après le test du Kizilelma, Baykar a de nouveau publié ce qu’elle présente comme une autre « première mondiale », relaye le média Zone Militaire. Le 27 décembre, les prototypes PT3 et PT5 du Kizilelma ont réalisé un vol en formation entièrement autonome, montrant que ces appareils peuvent évoluer de façon synchronisée grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle. C’est la première fois (selon Baykar) que deux avions de combat sans pilote volent ensemble de manière totalement autonome, une étape vers des missions aériennes entièrement automatisées.

    Ces démonstrations reposent autant sur le matériel que sur un réseau de capteurs avancés, illustrant limpact des drones navals dans les stratégies militaires modernes. Le Kizilelma embarque des modules de guerre électronique et de renseignement électromagnétique, et peut emporter différents types de munitions, notamment les missiles air-sol TOLUN et TEBER-82.

    Fiche technique et innovations

    Le Kizilelma affiche des caractéristiques techniques notables : une longueur de 14,7 mètres, une envergure de 10 mètres, et une vitesse maximale de 1 093 km/h. Il est propulsé par un réacteur à double flux AI-25TLT, fourni par l’ukrainien Ivchenko-Progress, ce qui place ce drone dans une catégorie capable d’assumer des missions d’interception traditionnellement réservées aux chasseurs pilotés.

    Le développement du radar AESA MURAD, conçu par Aselsan, a été déterminant pour ces progrès, offrant des capacités de détection et de suivi améliorées. La portée et la précision du missile BVR tiré par le Kizilelma illustrent les avancées des technologies turques dans le domaine de l’armement aérien.

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  • Le suédois Saab se dit prêt à nouer une collaboration avec Airbus pour développer un nouvel avion de combat

    Pour le chancelier allemand, Friedrich Merz, il était essentiel de trouver un accord sur l’avenir du Système de combat aérien du futur [SCAF] d’ici la fin de cette année… Et le président Macron partageait cet objectif, y voyant un « test de crédibilité ». « Notre responsabilité, c’est de regarder l’intérêt général supérieur, celui de l’Allemagne, celui de…

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  • Le ministère des Armées commande deux systèmes de lutte antidrone en « urgence opérationnelle »

    Ces dernières semaines, plusieurs drones inconnus ont survolé le camp militaire de Mourmelon, un convoi transportant des chars Leclerc se trouvant dans la zone de triage ferroviaire de Mulhouse Nord, l’usine de poudre d’Eurenco à Bergerac, la base navale de l’Île-Longue, qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la Force océanique stratégique…

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