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  • Ukraine : Macron « a su redonner à mon peuple une part de la confiance perdue » estime Walid Harfouch

    Ukraine : Macron « a su redonner à mon peuple une part de la confiance perdue » estime Walid Harfouch

    Plus de trois ans et demi de guerre ont laissé l’Ukraine exsangue, à la fois militairement et moralement. Les frappes russes quotidiennes entretiennent un climat d’épuisement, et la rencontre en Alaska entre Trump et Poutine, jugée ambiguë voire ressentie presque comme une trahison, avait ravivé le spectre d’un abandon occidental. Kiev craignait alors que son destin ne se négocie au détriment de sa souveraineté.

    Mercredi 3 septembre 2025 dans la soirée, l’Élysée a offert une rupture nette avec ce sentiment. Emmanuel Macron, aux côtés de Volodymyr Zelensky, a déclaré que les Européens étaient prêts à garantir la sécurité de l’Ukraine dès la signature d’un accord de paix. Une déclaration inédite qui marque une évolution diplomatique majeure. « La sécurité de l’Ukraine et des Ukrainiens est aussi celle de l’Europe », a insisté le président français, inscrivant son propos dans une logique de sécurité collective.

    Walid Harfouch : «  L’Union européenne donne aujourd’hui des gages concrets à l’Ukraine »

    Pour Walid Harfouch, ancien vice-président de la télévision nationale ukrainienne et ex-dirigeant d’Euronews, ces paroles redéfinissent le rapport entre Kiev et ses partenaires européens : « L’Union européenne, longtemps perçue comme hésitante, donne aujourd’hui des gages concrets à l’Ukraine. Cette dynamique est largement impulsée par Emmanuel Macron, qui s’impose de plus en plus comme le premier ami de l’Ukraine en Europe. »

    L’annonce est intervenue quelques heures après de nouvelles frappes russes massives. Dans ce contexte, la portée symbolique de l’engagement français est considérable. « Pour les Ukrainiens, explique Walid Harfouch, cela change tout : on ne se sent plus seuls, on voit qu’il existe une protection réelle, pas seulement des mots. »

    Au-delà de l’effet politique, le discours parisien agit comme un levier psychologique : il redonne confiance à une population durement éprouvée par l’usure d’un conflit prolongé.

    Vers une consolidation européenne autour de l’Ukraine

    La déclaration d’Emmanuel Macron intervient par ailleurs à la veille d’une réunion de la « coalition des volontaires », qui rassemble une trentaine de pays européens prêts à coordonner leur soutien à l’Ukraine ce 4 septembre 2025. Le signal donné par Paris devrait peser dans les discussions et renforcer l’architecture sécuritaire en construction autour de Kiev.

    Harfouch résume ainsi l’enjeu : « L’avenir de l’Ukraine est indissociable de l’Europe, et Emmanuel Macron a su hier soir redonner à mon peuple une part de la confiance qu’il avait perdue », analyse celui qui connaît bien l’administration de Volodymyr Zelenski, dont il est personnellement proche.

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  • SYDERAL : la France veut son arme laser anti-drones

    SYDERAL : la France veut son arme laser anti-drones

    Le 22 août 2025, la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié un marché majeur pour le développement de SYDERAL (Système Laser de Défense de Nouvelle Génération). Ce démonstrateur de forte puissance s’inscrit dans la Loi de programmation militaire 2024-2030 et doit répondre à l’évolution rapide de la menace aérienne, marquée par la prolifération des drones tactiques et des munitions rôdeuses. Objectif : équiper les forces armées françaises à l’horizon 2030 d’un système laser souverain et compétitif face aux avancées américaines, chinoises et israéliennes.

    SYDERAL : Une architecture modulaire pour une puissance inédite

    SYDERAL doit délivrer une puissance de plusieurs dizaines de kilowatts, un saut capacitaire significatif par rapport au démonstrateur HELMA-P testé depuis 2020. L’innovation clé repose sur la combinaison et la concentration de faisceaux laser, technologie permettant de générer une énergie focalisée sur des cibles rapides et de petite taille.

    Le système se veut compact, modulaire et évolutif, adapté à une intégration sur différentes plateformes terrestres et navales. Conçu pour être opérationnel de jour comme de nuit, il inclura un suivi vidéo automatique de haute précision et une optique adaptative capable de corriger les turbulences atmosphériques. Ces éléments doivent garantir, selon la DGA, une « efficacité accrue par rapport aux systèmes étrangers déjà testés ».

    Des cibles élargies : des drones aux munitions téléopérées

    La menace ne se limite plus aux drones de loisir ou tactiques. Les armées doivent aussi composer avec des roquettes, obus de mortier et munitions téléopérées capables de saturer les défenses classiques. SYDERAL sera évalué contre ces menaces dites « à bas coût », où la rentabilité de la défense est primordiale.

    Contrairement à une batterie de missiles sol-air, chaque tir de laser représente un coût marginal proche de zéro une fois l’architecture déployée. Cette économie, combinée à la vitesse de propagation de la lumière, offre des perspectives inédites en matière d’interception et de résilience.

    L’armée française n’en est pas à son coup d’essai : le HELMA-P de CILAS, d’une puissance de 2 kW, avait déjà démontré en 2022 sa capacité à détruire un drone en quelques secondes depuis la frégate Forbin. Ce système avait ensuite protégé les Jeux olympiques de Paris 2024, confirmant l’intérêt opérationnel de la technologie. SYDERAL représente l’étape suivante, avec un objectif de neutralisation élargie et une montée en puissance vers des cibles plus complexes, notamment les missiles.

    Un consortium industriel et une stratégie souveraine pour le projet SYDERAL

    La réussite de SYDERAL repose sur un partenariat industriel inédit.

    • MBDA : intégration système et expertise en architecture de défense.
    • Safran Electronics & Defense : capteurs et systèmes de poursuite optique.
    • Thales : électronique et systèmes de commandement.
    • CILAS : sources laser de haute énergie.

    Cette alliance s’appuie sur un socle posé en 2024, avec une notification de 10 millions d’euros attribuée à Lumibird et CILAS. L’objectif initial était de développer une filière nationale de sources laser combinables. Désormais, SYDERAL devient la première marche vers une arme laser stratégique souveraine, capable de rivaliser avec les développements américains (programmes HELIOS et DE M-SHORAD), israéliens (Iron Beam) et chinois.

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  • Nucléaire iranien : les stocks d’uranium enrichi à 60 % progressent, selon l’AIEA

    Nucléaire iranien : les stocks d’uranium enrichi à 60 % progressent, selon l’AIEA

    D’après un rapport confidentiel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le programme nucléaire iranien possède de plus en plus de stocks d’uranium enrichi à 60 %. Attention : les données disponibles s’arrêtent au 13 juin 2025, date des premiers bombardements israéliens sur les sites du pays.

    Le programme nucléaire iranien ne cesse d’avancer, selon l’AIEA

    Début septembre 2025, l’Agence internationale de l’énergie atomique confirme que Téhéran poursuit un enrichissement massif de son uranium à 60 %, un seuil technique qui rapproche le pays d’un usage militaire de la matière fissile. L’avertissement survient alors que les inspections restent limitées depuis les frappes israéliennes et américaines de juin 2025.

    Selon les données de l’AIEA, les réserves iraniennes d’uranium enrichi à 60 % sont passées de 274,8 kg en février à 408,6 kg en mai, avant d’atteindre 440,9 kg mi-juin 2025. Cette accumulation rapide témoigne d’une stratégie d’accélération qui inquiète directement la communauté internationale.

    Les experts soulignent que 60 % constitue un palier critique. Le passage au niveau de 90 %, nécessaire pour un usage militaire, ne représente plus qu’une étape technique relativement rapide. L’AIEA a d’ailleurs estimé que le stock détenu en juin équivaut, s’il était porté à 90 %, à la matière nécessaire pour la fabrication d’une dizaine d’ogives nucléaires.

    Un programme civil aux contours militaires

    L’argument officiel de Téhéran reste inchangé : l’enrichissement servirait à des usages civils, notamment la recherche médicale. Mais pour les inspecteurs, cette justification ne suffit plus. En effet, la densité de matière fissile dépasse largement les besoins énergétiques ou médicaux, laissant penser à un objectif militaire implicite.

    Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a exhorté l’Iran à accepter rapidement la reprise des inspections. Il a rappelé que « les négociations ne peuvent pas durer indéfiniment ». Or, depuis les frappes israéliennes et américaines, l’accès de l’agence aux sites de Fordow et Natanz reste fortement restreint, empêchant toute vérification complète.

    L’Iran face à la pression internationale

    Face à cette progression, les Européens ont réactivé le mécanisme de « snapback » des sanctions à l’ONU. Cette procédure permet de rétablir les mesures punitives levées après l’accord de Vienne de 2015. Pour Paris, Londres et Berlin, la poursuite d’un enrichissement à 60 % constitue une violation manifeste de l’esprit de l’accord.

    Parallèlement, des instituts spécialisés comme l’ISIS estiment que l’Iran pourrait transformer son stock en uranium militaire en quelques semaines. Selon leurs calculs, le pays serait en mesure de produire jusqu’à 11 charges nucléaires en un mois et plus de 20 en cinq mois, si ses capacités de conversion restaient intactes. Une perspective qui nourrit les tensions régionales et ravive la crainte d’une prolifération nucléaire au Moyen-Orient.

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  • Le ministère des Armées a lancé le développement de SYDERAL, une arme laser de très forte puissance

    La spectaculaire parade militaire qui s’est tenue le 3 septembre, à Pékin, pour marquer le 80e anniversaire de « la victoire de le Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise » a été l’occasion pour l’Armée populaire de libération [APL] de faire étalage de sa puissance en dévoilant de nombreux nouveaux blindés, missiles et drones….

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