Catégorie : Comment

  • Ukraine frappe fort : deux Su-24 à 7 millions d’euros détruits

    Ukraine frappe fort : deux Su-24 à 7 millions d’euros détruits

    Dans un climat de tensions persistantes entre la Russie et l’Ukraine, l’armée ukrainienne a lancé une attaque aérienne qui a visé la base aérienne de Baltimore, en région de Voronej (Russie). Survenue dans la nuit du 16 au 17 août, cette opération vient s’ajouter aux épisodes du conflit qui oppose les deux pays depuis plusieurs années. Elle a affaibli les capacités militaires russes et interroge sur les nouvelles tactiques utilisées par l’Ukraine.

    Détails de l’attaque et effets sur la base de Baltimore

    La base aérienne de Baltimore regroupe des unités importantes pour les opérations russes, telles le 47e régiment de bombardement de la Garde et le 108e régiment de missiles antiaériens. Elle dispose aussi d’une division antiaérienne S-300, indispensable pour sa défense. L’attaque ukrainienne a rendu cette division « inopérante », mettant sérieusement en difficulté une part notable de la défense aérienne, dans le cadre d’une opération militaire sans précédent.

    Les dommages occasionnés sur l’installation sont considérables, entraînant des pertes significatives pour les forces russes. Les radars 76N6 et 30N6 ont été fortement touchés. Le radar 76N6, chargé de repérer les cibles à moyenne et haute altitude, et le 30N6, qui suivait et illuminait ces cibles, ont été neutralisés. Cela réduit nettement les moyens de protection de la base.

    Répercussions sur l’équipement militaire russe

    Parmi les équipements touchés, on compte deux bombardiers Su-24, probablement endommagés par l’explosion d’un drone. Ces appareils, évalués à 7 millions d’euros chacun, participaient habituellement à des missions de reconnaissance au combat. Selon Youri Ihnat, porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, les Su-24 détruits pourraient être des modèles spécialisés dans le renseignement radar et de signaux, appelés Su-24MR.

    Même si les Su-24 sont progressivement remplacés par des Su-34 plus modernes, ils restent des pièces centrales du dispositif aérien russe. Leur endommagement représente ainsi un revers stratégique pour Moscou.

    Tactiques ukrainiennes et opérations passées

    Cette attaque s’inscrit dans une manœuvre plus large adoptée par l’Ukraine pour fragiliser les infrastructures militaires russes par des frappes de drones ukrainiens. Début août, une autre attaque avait visé la base aérienne de Saky, en Crimée, ce qui avait entraîné l’endommagement ou la destruction de cinq avions russes, dont un chasseur Su-30SM et trois bombardiers Su-24.

    L’état-major ukrainien a qualifié cette opération contre la base de Baltimore de « mission réussie », même si Moscou n’a pas officialisé d’information sur cet incident.

    Retours et analyses après l’attaque

    Des chercheurs en géointelligence du groupe CyberBoroshno ont étudié les répercussions immédiates et à venir de cette attaque à partir d’images satellites. Ils ont comparé leurs observations avec un reportage télévisé russe de 2019 qui montrait le même système anti-aérien, mis à jour vers la version S-300PM2.

    Le silence du Kremlin laisse planer un doute sur la situation des forces russes dans cette région stratégique.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.

  • Le drone MALE européen est entré dans sa phase de conception finale

    Proposé en 2013 par Airbus Defence & Space, Dassault Aviation et Leonardo, le projet de drone MALE [moyenne altitude longue endurance] européen, encore appelé EuroDrone ou MALE RPAS, a connu bien des vicissitudes avant de faire l’objet d’un accord entre les industriels et les quatre pays clients [France, Italie, Espagne et Allemagne]. Ainsi, ce n’est…

    Cet article Le drone MALE européen est entré dans sa phase de conception finale est apparu en premier sur Zone Militaire.

  • Défense : un commissariat au numérique va voir le jour au sein de l’armée

    Défense : un commissariat au numérique va voir le jour au sein de l’armée

    Depuis quelques années, le numérique est l’un des secteurs les plus stratégiques en matière de défense. Pour aller plus loin et rassembler les différentes entités du ministère des Armées, un Commissariat au numérique de défense verra le jour le 1er septembre 2025.

    Un Commissariat au numérique de défense arrive au sein de l’armée française

    Le 1er septembre 2025, le ministère des Armées franchira une étape clé avec la création du Commissariat au numérique de défense. Cet organisme constituera un levier stratégique de la politique de défense française. Alors que la guerre moderne repose de plus en plus sur la supériorité technologique et la maîtrise des systèmes d’information, cette initiative illustre la volonté de la France d’inscrire le numérique au cœur de sa puissance militaire.

    Le Commissariat au numérique de défense (CND) naît d’un constat clair : les armées françaises doivent consolider leurs efforts numériques pour rester crédibles face aux puissances concurrentes. Selon le ministère des Armées, le CND aura pour mission d’« apporter un appui numérique performant et résilient aux opérations les plus exigeantes ». En outre, il devra « faciliter la construction du futur système de combat autour du numérique et de la donnée » et « apporter un appui numérique permettant au ministère de fonctionner au quotidien ». Ces objectifs soulignent l’ampleur de l’ambition : faire du numérique un facteur décisif de puissance.

    L’annonce officielle précise que l’organisme regroupera plusieurs entités déjà existantes : la Direction générale du numérique (DGNUM), la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense (DIRISI) et l’Agence du numérique de défense (AND). L’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD) viendra compléter l’ensemble en 2026. Ce choix de fusion vise à éviter les doublons, à rationaliser les ressources et à donner davantage de cohérence à la stratégie numérique militaire.

    Une création encadrée par le droit et portée par de nouveaux responsables

    Le décret n° 2025-782 du 6 août 2025, publié au Journal officiel le 8 août, officialise la création du CND. Ce texte fait du Commissariat un service d’administration centrale placé sous l’autorité directe du ministre des Armées. Ses missions couvrent la politique numérique, l’usage du spectre des fréquences, ainsi que l’administration des données, des algorithmes et des codes sources. Fait notable, les services de renseignement que sont la DGSE et la DRM ne sont pas intégrés au CND, signe que leur autonomie numérique demeure stratégique.

    La direction de ce nouvel outil a été confiée à deux figures reconnues. Le général de corps d’armée Erwan Rolland, ancien directeur central de la DIRISI, devient le premier commissaire au numérique de défense. Sa nomination a été validée en Conseil des ministres le 27 août 2025. À ses côtés, Lionel Morin, ingénieur général de l’armement, est désigné commissaire adjoint. Ces choix incarnent la volonté de conjuguer expérience opérationnelle et expertise technique de haut niveau face à la menace numérique.

    Des enjeux budgétaires et stratégiques au cœur de la puissance militaire

    La création de ce Commissariat ne s’explique pas seulement par des impératifs d’organisation. Elle s’inscrit aussi dans une trajectoire budgétaire ambitieuse. La Loi de programmation militaire (LPM) 2024–2030 prévoit 20 milliards d’euros spécifiquement alloués au numérique. Cette enveloppe illustre la conviction que la guerre de demain se gagnera autant par la maîtrise des systèmes d’information que par la puissance de feu traditionnelle.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.

  • L’Allemagne appelle à mettre les intérêts nationaux de côté pour relancer le Système de combat aérien du futur

    Désigné maître d’œuvre du pilier n° 1 du projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], lequel correspond au développement d’un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter], Dassault Aviation ne cesse d’expliquer à qui veut l’entendre qu’il n’a pas toute la latitude nécessaire pour tenir son rôle face aux…

    Cet article L’Allemagne appelle à mettre les intérêts nationaux de côté pour relancer le Système de combat aérien du futur est apparu en premier sur Zone Militaire.