Catégorie : Comment

  • La Chine a dévoilé un hélicoptère similaire au S-97 « Raider de l’américain Sikorsky

    En février 2024, l’US Army a mis un terme au programme FARA [Future Attack Reconnaissance Aircraft], lancé six ans plus tôt afin de remplacer ses hélicoptères de reconnaissance et d’attaque AH-64D Apache et OH-58D Kiowa. Et cela en raison des retours d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine, marqués par l’omniprésence des drones sur le…

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  • Black Hawk : les États-Unis vont le moderniser pour 43 millions de dollars

    Black Hawk : les États-Unis vont le moderniser pour 43 millions de dollars

    Le géant de l’armement Lockheed Martin vient de remporter un contrat de 43 millions de dollars pour moderniser le Black Hawk de l’armée américaine. De nombreuses nouveautés sont attendues pour rendre cet hélicoptère encore plus efficace en mission.

    Le Black Hawk va être modernisé

    Lockheed Martin décroche un contrat de 43 millions de dollars pour moderniser le Black Hawk, un gros coup pour le géant de l’armement. Ce contrat doit permettre de renforcer les capacités de l’armée américaine. Ce premier jalon apporte une réponse technologique aux exigences opérationnelles internationales afin de maintenir ce modèle de référence au cœur des capacités tactiques de l’armée.

    Le contrat couvre l’amélioration de la cellule (airframe) et du système de carburant, tout en introduisant une architecture numérique : le fameux digital backbone. Cette dernière est destinée à faciliter l’intégration des systèmes sans pilote et d’autres modules à venir. Cette structure vise à instaurer une plate-forme évolutive et résiliente, permettant une maintenance plus efficace et une mise à niveau accélérée du système d’armes.

    Conçue selon une logique MOSA (Modular Open System Approach), cette architecture numérique assure une insertion rapide et fluide de nouvelles capacités, réduisant les coûts et les délais liés aux mises à jour technologiques. Elle prépare le terrain à l’évolution future du Black Hawk dans divers contextes opérationnels.

    Vers l’intégration de systèmes sans pilote et de nouvelles capacités autonomes

    L’un des axes clés du programme est l’intégration de launched effects, c’est-à-dire des systèmes autonomes déployables à partir du Black Hawk pour accroître la portée, la reconnaissance et la capacité d’action. Cette initiative s’inscrit dans un plan opérationnel accéléré : une première capacité devrait être opérationnelle dès 2026, en soutien aux ambitions de transformation de l’armée des États-Unis.

    Au-delà des travaux initiaux d’ingénierie, la filiale de Lockheed Martin, Sikorsky, envisage déjà de futurs volets d’évolution : ajout d’un moteur plus puissant, augmentation de l’autonomie de vol, intégration d’intelligence artificielle pour assister les pilotes, ainsi qu’une expansion du système de carburant afin d’accroître la portée, la charge utile et la sécurité des missions.

    Ce programme préliminaire s’inscrit dans une feuille de route pluriannuelle visant à maintenir la pertinence opérationnelle du Black Hawk pour les décennies à venir. Sa structure modulaire et son digital backbone ouvrent une nouvelle trajectoire vers des capacités adaptatives, capables de répondre à l’évolution des menaces, dans le cadre de la stratégie globale des forces armées américaines.

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  • Inde : une commande historique de 114 Rafale se profile pour Dassault

    Inde : une commande historique de 114 Rafale se profile pour Dassault

    Trois mois après avoir frappé le Pakistan lors de l’opération Sindoor, l’Inde avance ses pions. New Delhi veut renforcer son aviation de chasse, et vite. Selon La Tribune, reprise par BFMTV le 25 août, un courrier officiel a été adressé à Dassault Aviation pour chiffrer une éventuelle commande massive : de 40 à 114 appareils. Malgré des rumeurs de déception relayées après Sindoor, l’armée de l’air indienne maintient sa confiance au constructeur français.

    Inde : une obsession nommée Rafale

    Tout est parti du raid Sindoor, début mai. Entre le 7 et le 10, l’aviation indienne a frappé fort, ciblant des positions pakistanaises. Mais ces attaques ont révélé une faille : les escadrilles sont clairsemées, usées, parfois dépassées. « New Delhi a demandé par courrier à Dassault Aviation d’évaluer le montant d’un contrat pour une éventuelle commande allant de 40 à 114 aéronefs supplémentaires », écrit La Tribune.
    Alors, pourquoi le Rafale ? Parce que l’appareil de Dassault est déjà intégré. Déjà testé au combat. Déjà utilisé par l’IAF. Et parce qu’aucun autre chasseur n’a aujourd’hui cette double étiquette : modernité technologique et fiabilité française. Malgré les doutes relayés après Sindoor, l’Inde se prépare à élargir encore son partenariat stratégique avec Dassault.

    À la base, le scénario était écrit autrement. Un appel d’offres international, ouvert à Boeing, Lockheed Martin, Saab, UAC ou encore Airbus. C’était le cadre du projet MRFA, lancé depuis des années. Mais tout ça prend du temps. Trop de temps.
    L’IAF, elle, n’en veut plus. Elle réclame un raccourci. Elle pousse fort pour un accord direct gouvernement-à-gouvernement. « L’armée de l’air indienne a fortement plaidé pour un accord gouvernement à gouvernement avec la France afin de se procurer davantage de Rafale dans le cadre de son projet de longue date d’acquérir 114 avions de combat multi-rôles », a rapporté le Times of India. Autrement dit : il faut aller vite, quitte à froisser les autres industriels.

    Dassault en position de force

    La donne a changé. La Chine accélère, le Pakistan bouge, et l’Inde doit suivre. Les menaces sont là, visibles, pressantes. L’Economic Times souligne que l’IAF veut « accélérer » un accord direct pour booster la force des escadrilles face aux menaces chinoises et pakistanaises.
    Derrière le symbole, il y a les chiffres. 114 avions de combat : c’est l’équivalent de six escadrilles entières. De quoi renforcer un maillage aérien affaibli, et redonner du souffle à une aviation qui a trop longtemps bricolé. L’Inde ne veut plus attendre. L’Inde veut verrouiller.

    Pour Dassault, c’est une opportunité unique. L’armée de l’air indienne ne cache pas son intention : elle veut des Rafale, et rien d’autre. Même si certains cercles à New Delhi évoquent des « déceptions » après le raid Sindoor, l’État-major tranche : confiance maintenue.
    Un tel contrat serait colossal. Potentiellement le plus important jamais décroché par Dassault à l’export, devant celui des Émirats arabes unis (80 Rafale pour environ 14 milliards d’euros en 2022). Pour mémoire, la commande précédente de l’Inde (36 appareils en 2016) représentait près de 8 milliards d’euros. Alors imaginez 114.
    Le rapport de force est clair. Si New Delhi officialise sa demande, Dassault tiendra une carte maîtresse dans l’équilibre géopolitique indo-pacifique. Un succès qui pèserait autant dans les airs que sur la scène internationale.

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  • Antisémitisme : après ses propos envers Emmanuel Macron, l’ambassadeur des États-Unis convoqué au Quai d’Orsay

    Antisémitisme : après ses propos envers Emmanuel Macron, l’ambassadeur des États-Unis convoqué au Quai d’Orsay

    Une convocation rarissime au Quai d’Orsay. L’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, doit s’expliquer après une sortie polémique concernant la lutte contre l’antisémitisme dans l’Hexagone et une charge directe contre Emmanuel Macron.

    Charles Kushner convoqué au Quai d’Orsay après sa sortie sur la lutte contre l’antisémitisme

    Un incident diplomatique rarissime secoue Paris : l’ambassadeur américain, Charles Kushner, est convoqué au Quai d’Orsay après avoir violemment critiqué Emmanuel Macron dans une lettre ouverte sur la lutte contre l’antisémitisme. Le diplomate estime que l’action des autorités françaises contre ce fléau est insuffisante. En franchissant un interdit diplomatique majeur, il déclenche une crise entre les deux pays.

    Ainsi, la lutte contre l’antisémitisme devient un enjeu diplomatique, lorsque l’ambassadeur des États-Unis, Charles Kushner, adresse une lettre au président Emmanuel Macron, l’accusant de faiblesse face à la montée des actes antisémites. Cette prise de position inédite entraîne une convocation officielle au Quai d’Orsay. Déjà à Paris, l’onde de choc se propage, ravivant les tensions.

    Depuis le 7 octobre 2023, la France subit une flambée d’actes antisémites, avec un bond de 436 incidents en 2022 à 1 676 en 2023, puis 1 570 en 2024, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur et du CRIF. Dans sa charge contre Emmanuel Macron, Charles Kushner dénonce une absence d’action suffisante et fustige le discours français favorable à la reconnaissance d’un État palestinien. Il affirme : « Il ne se passe pas un jour en France sans que des Juifs soient agressés dans les rues, des synagogues et des écoles dégradées ».Immédiatement, Paris réagit et juge ces propos « inacceptables ». Dans un communiqué, le Quai d’Orsay rappelle que la France est « pleinement engagée » dans la lutte contre l’antisémitisme.

    Diplomatie contrariée : entre ingérence et soutien institutionnel

    Dans sa réponse officielle, le ministère des Affaires étrangères invoque le droit international, rappelant que le devoir de non-ingérence figure dans la Convention de Vienne, et affirme que ces critiques sont contraires à la confiance attendue entre alliés. Pourtant, à Washington, l’administration américaine tient bon. Le porte-parole du Département d’État, Tommy Pigott, déclare que l’ambassadeur remplit parfaitement sa mission : « Il fait un excellent travail pour défendre les intérêts américains. » Les États-Unis voient d’un très mauvais œil la reconnaissance de l’État palestinien par Paris.

    Pour la France, il n’est pas question de recevoir des leçons de l’ambassadeur américain : ses critiques sont perçues comme une atteinte aux affaires intérieures et une remise en cause de l’engagement français, inscrit dans les valeurs républicaines. Dans le même temps, l’État français maintient un niveau élevé de sécurité pour les lieux juifs : synagogues, écoles et commerces restent sous vigilance accrue, conformément à la politique de lutte contre l’antisémitisme.

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