Catégorie : Comment

  • Vente d’armes US à l’Australie : pourquoi 161 Javelin changent tout

    Vente d’armes US à l’Australie : pourquoi 161 Javelin changent tout

    Les États-Unis ont récemment validé la vente d’équipements militaires high-tech à l’Australie. Cette décision renforce les relations de défense entre les deux pays et vise à booster les capacités australiennes face aux menaces d’aujourd’hui et de demain.

    En détails

    Le Département d’État américain a approuvé l’opération, et le Pentagone l’a rendue officielle. La vente porte sur plus de 150 unités légères de lancement de commande Javelin (LWCLU), ainsi que sur divers équipements associés. L’Australie souhaite obtenir au total 161 lanceurs Javelin, avec des systèmes de formation, des pièces de rechange, du matériel de soutien et des services techniques. Le coût de l’opération est évalué à 97,3 millions de dollars.

    Les principaux intervenants sont la coentreprise Javelin, composée de RTX Corp et de Lockheed Martin. À noter que cette vente se fait sans accord de compensation, ce qui en fait une démarche directe.

    Le Département d’État a officiellement informé le Congrès en expliquant les raisons derrière cette opération. Selon l’Agence de coopération pour la sécurité de la défense des états-unis, « la vente proposée permettra à l’Australie de mieux faire face aux menaces actuelles et futures en améliorant ses capacités avancées de munitions de surface et sa capacité à dissuader d’éventuels adversaires. » Ce choix vise à renforcer les défenses australiennes tout en protégeant les forces terrestres des alliés locaux.

    L’amélioration des capacités anti-blindage grâce au système Javelin LWCLU devrait nettement augmenter la contribution de l’Australie au sein des coalitions internationales, tout comme l’accord Aukus. Cette performance supplémentaire est primordiale pour maintenir une posture dissuasive dans une région où les tensions géopolitiques restent élevées.

    Les atouts du Javelin LWCLU

    Le Javelin LWCLU se démarque par sa conception innovante. Il est 30 % plus petit et 25 % plus léger que le modèle précédent Block I, ce qui le rend plus facile à transporter sur le terrain. En plus, il double la capacité de détection et de reconnaissance des cibles grâce à des technologies améliorées. Ses poignées repensées offrent un meilleur confort aux soldats.

    Ce système engage efficacement des cibles jusqu’à 4 kilomètres, soit une hausse de 60 % par rapport aux modèles antérieurs. De plus, il est compatible avec toutes les munitions Javelin existantes, offrant ainsi une grande flexibilité sur le terrain. Il peut opérer aussi bien de jour que de nuit, même quand le temps est capricieux ou en présence d’éléments de couverture (comme des écrans de fumée).

    En perspective

    Cette annonce montre que le partenariat stratégique entre les États-Unis et l’Australie reste une priorité, tout comme leur coopération navale. En dotant ses forces de ces équipements avancés, l’Australie se met en meilleure position pour relever les défis sécuritaires qui se multiplient dans la région indo-pacifique.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.

  • Un ressortissant ukrainien a été arrêté en Italie pour sa participation présumée au sabotage des gazoducs Nord Stream

    En septembre 2022, chargés d’acheminer du gaz russe en Europe occidentale via la mer Baltique, les gazoducs Nord Stream 1, alors à l’arrêt, et Nord Stream 2, sur le point d’être mis en service, furent victimes de quatre explosions survenues quasi simultanément. Les enquêtes menées par les autorités danoises, suédoises et allemandes s’accordèrent sur le…

    Cet article Un ressortissant ukrainien a été arrêté en Italie pour sa participation présumée au sabotage des gazoducs Nord Stream est apparu en premier sur Zone Militaire.

  • L’Islande au cœur du dispositif de défense OTAN et UE en Atlantique Nord

    L’Islande au cœur du dispositif de défense OTAN et UE en Atlantique Nord

    Le 15 août 2025, une nouvelle rotation d’avions de chasse F‑16 belges a été déployée sur la base aérienne de Keflavik, en Islande. Cette mission, réalisée dans le cadre de l’Icelandic Air Policing de l’OTAN, traduit l’attention soutenue portée par les armées alliées à ce territoire insulaire stratégique. L’Islande, bien qu’exempte d’armées nationales, joue un rôle de première ligne dans le dispositif de surveillance du flanc nord de l’Europe, essentiel pour protéger les infrastructures et les couloirs aériens en Atlantique Nord.

    Renforcement des capacités aériennes alliées dans l’espace islandais

    L’Islande ne dispose d’aucune force militaire propre. Depuis 2006, sa sécurité dépend d’accords bilatéraux et de la solidarité de l’Alliance atlantique. L’OTAN a mis en place dès 2008 une mission régulière de police du ciel, l’Icelandic Air Policing, assurée par roulement par différents États membres.

    Quatre avions F‑16 AM belges accompagnés d’environ cent militaires ont été déployés le 15 août 2025 à Keflavik pour une durée d’un mois. Army Recognition a confirmé que cette présence s’inscrit dans un cadre « qui reflète le rôle évolutif de Bruxelles au sein de l’Alliance ».

    Ce déploiement s’ajoute à une montée en puissance régionale. Dès juillet 2025, la Escuadrilla Ala 15 espagnole annonçait la préparation du transfert de six EF‑18A+ en Islande, selon AvionsLegendaires.net. Ces renforts successifs visent à protéger les approches nord-européennes face à une activité aérienne accrue aux abords du couloir GIUK.

    Un territoire sans armée au cœur de l’architecture de défense euro-atlantique

    L’importance de l’Islande dans le dispositif de défense collectif repose sur sa position géographique centrale entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Le GIUK – acronyme de Groenland-Islande-Royaume-Uni – constitue un axe stratégique majeur de transit maritime et aérien. Son contrôle permet de surveiller les déplacements des aéronefs et des bâtiments militaires russes opérant en mer de Barents ou en mer de Norvège.

    Le maintien d’une présence aérienne permet également de répondre aux menaces hybrides, incluant notamment les perturbations cybernétiques, les interférences sur les communications ou les survols non autorisés dans la zone économique exclusive islandaise.

    Vers une coopération structurée entre l’Islande et l’Union européenne

    Le 17 juillet 2025, la Commission européenne a annoncé le lancement de discussions avec l’Islande en vue d’un accord de coopération en matière de défense et de sécurité. Ce projet, distinct des engagements au sein de l’OTAN, vise à consolider les partenariats civilo-militaires, notamment dans les domaines de la cybersécurité, des communications critiques et de la protection des infrastructures.

    « Nous coopérerons plus étroitement sur la réponse aux menaces hybrides, la protection civile et les communications sécurisées », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, selon Euronews. La Première ministre islandaise Kristrún Frostadóttir a précisé l’enjeu : « Il est très important pour nous de montrer que nous pouvons coopérer en matière d’infrastructures critiques, de protection civile, d’investissements de défense à double usage, ce qui inclut également les menaces hybrides et cybernétiques. »

    Dans le cadre de cette coopération, Reykjavik pourrait accéder au programme européen SAFE, doté de près de 150 milliards d’euros par an. « Avec cet accord, vous aurez accès à notre projet SAFE, qui investit environ 150 milliards d’euros par an dans la sécurité et la défense », a souligné la présidente de la Commission.

    Cette perspective ouvre la voie à un renforcement de la capacité de l’Islande à protéger ses infrastructures sensibles, tout en consolidant les liens institutionnels entre l’Union européenne et un État non membre mais essentiel à la stabilité de l’espace nord-atlantique.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.

  • Finalement, l’Espagne n’exclut pas l’achat de chasseurs-bombardiers F-35B le « moment venu »

    Début août, le quotidien El Pais a révélé que Madrid venait de « suspendre indéfiniment » des discussions avec Washington au sujet d’une éventuelle commande de chasseurs bombardiers F-35A/B pour une partie des F/A-18 Hornet [ou C.15M] de l’Ejército del Aire y Espacio et, surtout, les EAV-8B Harrier II [ou Matador] de l’aéronavale espagnole [Flotilla de Aeronaves…

    Cet article Finalement, l’Espagne n’exclut pas l’achat de chasseurs-bombardiers F-35B le « moment venu » est apparu en premier sur Zone Militaire.