Catégorie : Comment

  • Zelensky à Londres : ce que cache sa rencontre avec le nouveau Premier ministre britannique

    Zelensky à Londres : ce que cache sa rencontre avec le nouveau Premier ministre britannique

    Keir Starmer, Premier ministre britannique, et Volodymyr Zelensky, président ukrainien, se sont retrouvés à Downing Street le 14 août 2025 pour discuter d’un tournant décisif dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Les discussions se sont concentrées sur l’idée d’instaurer un cessez-le-feu en Ukraine, une solution que Starmer voit comme une véritable opportunité.

    Une ambiance internationale compliquée

    Avant tout, cette entrevue intervient juste avant un sommet prévu le 15 août 2025 en Alaska, réunissant Donald Trump et Vladimir Poutine. La réunion se tiendra sur la base militaire d’Elmendorf-Richardson (célèbre pour son rôle pendant la Guerre froide), un choix qui n’est pas fait au hasard. Trump souhaite décrypter les intentions de Poutine et envisage deux options :

    • organiser une rencontre tripartite avec Zelensky
    • ne plus se revoir du tout

    Il a d’ailleurs prévenu que la Russie ferait face à des « conséquences très graves » en cas de refus de mettre un terme au conflit.

    De leur côté, les responsables européens s’inquiètent de voir les présidents américain et russe prendre des décisions sans consulter Kiev. L’idée de possibles « échanges de territoires » au détriment de l’Ukraine fait craindre bien des choses. Emmanuel Macron a d’ores et déjà affirmé que « les questions territoriales doivent être négociées uniquement avec Kiev », confirmant ainsi la position ferme de l’Europe en faveur de l’intégrité de l’Ukraine.

    Les défis du conflit russo-ukrainien

    Le conflit trouve son origine dans l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Depuis le 24 février 2022, la situation s’est intensifiée, avec l’occupation par Moscou d’environ un cinquième du territoire ukrainien, sous le prétexte d’une « offensive militaire spéciale ». Aujourd’hui, la Russie exige que l’Ukraine abandonne quatre régions majeures : Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson. Elle réclame également à Kiev de renoncer aux livraisons d’armes occidentales et à son entrée envisagée dans l’Otan, des conditions inacceptables pour Kiev qui compte sur le soutien militaire.

    Entretemps, le terrain reste instable. Une récente attaque menée par des drones ukrainiens a touché plusieurs sites en Russie entre mercredi soir et jeudi matin, faisant trois blessés et provoquant des incendies dans les régions de Volgograd et Belgorod. Dans cette dernière région, un drone a percuté une voiture, blessant trois personnes selon le gouverneur Viatcheslav Gladkov.

    Les démarches diplomatiques en Europe

    Avant cette rencontre bilatérale, plusieurs dirigeants européens se sont réunis lors d’une conférence téléphonique pour coordonner leurs actions diplomatiques. Keir Starmer y participait activement, tandis que Volodymyr Zelensky se joignait aux échanges depuis Berlin. Cette collaboration montre la volonté des responsables européens de soutenir l’Ukraine dans sa recherche d’une solution pacifique.

    Zelensky espère que le cessez-le-feu sera au cœur des discussions avec Starmer et souhaite que les hostilités diminuent rapidement. La possibilité d’une médiation par le président américain est également envisagée comme un levier pour faciliter cette désescalade.

    Les issues de ces rencontres devraient influencer l’évolution de la guerre russo-ukrainienne et façonner les relations géopolitiques dans les années à venir. Tandis que l’attention se porte sur Londres et Anchorage, toutes les parties concernées se doivent de trouver une solution qui respecte la souveraineté de l’Ukraine et apaise les tensions internationales.

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  • Thaïlande vs Cambodge : le Gripen 39, arme secrète qui change la donne

    Thaïlande vs Cambodge : le Gripen 39, arme secrète qui change la donne

    Depuis le 23 juillet, la région de l’Asie du Sud-Est est secouée par une montée de tensions. Des échanges de tirs et des frappes aériennes opposent le Cambodge et la Thaïlande dans un conflit frontalier qui a déjà fait 33 morts. La situation fait monter les interrogations sur la stabilité de la région et sur la façon dont chacun ajuste sa stratégie militaire.

    Un conflit frontalier qui chauffe

    Depuis la fin juillet, les hostilités s’intensifient avec une multiplication des tensions aériennes de part et d’autre. Le nombre provisoire de 33 morts en dit long sur la gravité des faits. Tandis que Phnom Penh réclame un cessez-le-feu pour calmer le jeu, Bangkok continue ses opérations militaires en augmentant la fréquence et la force de ses attaques.

    L’utilisation par la Thaïlande de son armée de l’air marque un tournant dans ce conflit. Déployer des appareils américains F-16 – acquis l’an passé – montre bien que les ventes d’armes influencent les stratégies militaires.

    La stratégie thaïlandaise en mouvement

    Pour la première fois, la Thaïlande fait également le pari de deux avions suédois JAS Gripen 39 dans ce théâtre d’opérations. Ces appareils, qui avaient été testés lors d’un exercice conjoint avec les forces chinoises en 2015, n’avaient jamais été déployés en situation de combat jusqu’à présent. Avec un coût estimé à 100 millions de dollars par appareil, ils représentent un investissement fort pour moderniser l’arsenal thaïlandais.

    Le JAS Gripen 39, développé par SAAB pour l’armée de l’air suédoise depuis les années 1980, se distingue par sa polyvalence. Capable de transporter divers types de munitions – missiles air-air, air-sol et antinavires – il peut embarquer jusqu’à 6 500 kg. Toutefois, comme le signale Caleb Larsson, cet avion présente encore quelques lacunes, notamment au niveau des fonctionnalités furtives et d’autres capacités haut de gamme pour tenir tête dans un espace aérien très disputé.

    Modernisation militaire : des yeux tournés vers demain

    Face à des tensions qui se renforcent, la Thaïlande se lance dans un vaste programme de modernisation militaire. En plus des JAS Gripen 39, le pays prévoit de rehausser les performances de ses avions de surveillance Saab 340 ERIEYE et d’acquérir des missiles de longue portée Meteor pour booster ses capacités de défense.

    Ces efforts montrent non seulement la volonté de Bangkok de sécuriser son espace aérien, mais aussi de faire sa place sur la scène militaire internationale. Par ailleurs, l’exportation limitée du JAS Gripen 39 vers des pays comme le Brésil (36 exemplaires) et l’Afrique du Sud (26 exemplaires) souligne l’engouement mondial pour cet appareil, malgré certaines limites techniques.

    Tandis que la situation demeure tendue entre le Cambodge et la Thaïlande, il est important pour la communauté internationale de garder un œil attentif sur cette zone instable. La poursuite des affrontements pourrait avoir des répercussions bien au-delà de ces deux pays, affectant une grande partie de l’Asie du Sud-Est.

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  • Un monstre d’acier prêt pour la guerre : le Leopard 2A-RC 3.0 dévoile ses secrets

    Un monstre d’acier prêt pour la guerre : le Leopard 2A-RC 3.0 dévoile ses secrets

    Le monde de la défense terrestre vient de voir une avancée importante avec le dévoilement du Leopard 2A-RC 3.0, un prototype de char de combat principal remis au goût du jour par KNDS en Allemagne. Ce développement marque un tournant dans le projet franco-allemand programme MGCS, même si ce dernier accuse des retards depuis juin 2024. Cette innovation vient répondre aux besoins militaires qui évoluent rapidement et qui demandent des solutions à la fois modernes et adaptables.

    Caractéristiques techniques et nouveautés

    Le Leopard 2A-RC 3.0 se démarque par ses dimensions impressionnantes, pensées pour optimiser ses performances sur le terrain, contrairement à d’autres innovations comme la propulsion électrique du char K3. Il mesure 7,95 mètres de long, 3,73 mètres de large et 2,4 mètres de haut, offrant ainsi une mobilité remarquablement fluide grâce à un moteur de 1 500 chevaux. Ce char peut atteindre une vitesse maximale de 65 km/h et bénéficie d’une autonomie allant jusqu’à 460 km.

    Une des innovations marquantes réside dans sa tourelle sans équipage, qui permet d’alléger le véhicule à moins de 60 tonnes grâce aux matériaux légers employés. Le char dispose d’un canon lisse de 120 mm équipé d’un autoloader sur la tourelle, assurant une cadence de tir pouvant grimper jusqu’à 18 coups par minute. Par ailleurs, sa conception permet d’envisager très facilement l’intégration future de canons de 130 mm ou 140 mm.

    Armement additionnel et aménagement intérieur

    Côté armement, le Leopard 2A-RC 3.0 n’est pas en reste. Il intègre une station d’armes télécommandée de 30 mm, un module missile antichar longue portée Spike et même un véhicule aérien sans pilote pour un armement polyvalent. L’agencement intérieur a été pensé pour maximiser la sécurité et l’efficacité, avec un équipage composé du commandant, du conducteur et du tireur, tous installés dans la coque blindée.

    Protection renforcée et modularité

    Le système de protection du Leopard 2A-RC 3.0 s’appuie sur le système israélien Trophy, qui offre une défense active contre diverses menaces. De plus, un blindage réactif explosif est positionné à l’avant et sur les côtés afin de renforcer la résistance face aux attaques directes.

    Le design modulaire du char permet de remplacer facilement les composants, comme les canons principaux. Cela permet non seulement de s’adapter rapidement aux exigences des conflits actuels, mais aussi de mettre à niveau toutes les variantes existantes du Leopard 2 vers cette nouvelle version.

    Perspectives et offres intérimaires

    Pendant que ce nouveau char se prépare pour le futur, KNDS a aussi présenté deux solutions intérimaires pour remplacer les véhicules actuels, comme le Leopard 2 et le Leclerc. La première, nommée « Leclerc Évolution », propose un concept avec quatre membres d’équipage et un canon ASCALON qui pourrait être agrandi jusqu’à 140 mm. La seconde option mise sur le Leopard 2 A-RC 3.0 lui-même, équipé d’une tourelle télécommandée compacte et d’une capacité antichar renforcée.

    Le prototype PT02 a été présenté récemment lors de manœuvres sur un terrain d’entraînement en Saxe-Anhalt, au moment où se discutait une commande allemande importante pour étoffer leur flotte avec ces nouveaux chars.

    L’arrivée du Leopard 2A-RC 3.0 va bien au-delà d’une simple mise à jour technique; c’est le signe que les forces armées européennes se préparent sérieusement aux défis de la guerre terrestre moderne. Ce nouveau modèle pourrait bien redéfinir les standards des chars de combat pour les années à venir, tout en ouvrant la porte à des innovations encore plus audacieuses dans le cadre du projet MGCS.

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  • L’Otan reconsidère son projet d’acquérir des avions d’alerte avancée E-7A Wedgetail à Boeing

    En novembre 2023, sans grande surprise, l’Otan fit savoir qu’elle commanderait six avions de détection et de commandement aéroportés E-7A Wedgetail auprès du constructeur américain Boeing afin de remplacer les quatorze E-3A Sentry exploités par sa Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle [NAEW&C] depuis la base aérienne de Geilenkirchen [Allemagne]. Et cela aux…

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