Catégorie : Comment

  • Défense et cybersécurité : quand la Corée du Nord se fait hacker à son tour

    Défense et cybersécurité : quand la Corée du Nord se fait hacker à son tour

    Un piratage sans précédent a mis à nu l’une des unités de cyber-espionnage les plus redoutées liées à la Corée du Nord. Les assaillants, loin de se cacher, revendiquent l’opération, exposant près de 9 Go de documents internes et fragilisant le cœur des capacités offensives numériques du régime.

    Le 8 août 2025, à l’occasion de la publication du numéro anniversaire de Phrack, deux hackers ont diffusé l’intégralité d’un lot de 8,9 Go de données issues de l’ordinateur d’un opérateur soupçonné d’appartenir au groupe Kimsuky, acteur de la cyberguerre affilié à la Corée du Nord. Cette fuite, confirmée par la plateforme Distributed Denial of Secrets, contient des informations d’une sensibilité rare : code source de systèmes gouvernementaux, journaux d’attaques de phishing et traces d’opérations de renseignement encore actives trois jours avant la compromission. Au-delà du coup porté à la capacité offensive de Pyongyang, l’affaire alimente le débat sur l’attribution et la riposte en matière de cybersécurité et de défense.

    Un piratage ciblé qui retourne les méthodes nord-coréennes

    L’opération, baptisée « APT Down – The North Korea Files », a été orchestrée par deux individus se faisant appeler Saber et cyb0rg. Dans un manifeste accompagnant la diffusion, cité par 01net, ils accusent frontalement les opérateurs liés à la Corée du Nord : « Vous êtes motivés par la cupidité, pour enrichir vos dirigeants et servir leur agenda politique. […] Vous vous placez au-dessus des autres : vous êtes moralement pervertis. » Leur geste, présenté comme une action « morale », s’inscrit dans une logique de riposte symbolique dans le champ de la cyberguerre.

    La compromission a révélé un arsenal numérique sophistiqué. Parmi les pièces maîtresses : le code source complet de « Kebi », la messagerie officielle du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, conditionné dans une archive .7z unique ; des chargeurs Cobalt Strike prêts à l’emploi ; et des scripts de phishing ciblant des domaines sud-coréens stratégiques comme daum.net et kakao.com. Selon TechRadar Pro, ces outils étaient utilisés pour infiltrer le Defense Counterintelligence Command, organisme clé de la défense sud-coréenne, illustrant la profondeur des capacités de renseignement numérique du camp adverse.

    Une faille exposée au grand jour et une attribution incertaine

    Les fichiers contiennent également des données personnelles de l’opérateur compromis : achats de VPN (PureVPN, ZoogVPN) réglés via Google Pay, navigation sur des forums russes et chinois, et usage de Google Translate. Fait notable, certaines entrées des journaux de phishing datent de seulement trois jours avant la fuite, ce qui montre que les campagnes étaient encore en cours, souligne TechRepublic.

    Pourtant, l’attribution précise demeure floue. Si de nombreux indicateurs évoquent Kimsuky, groupe actif depuis 2012 au service de la Corée du Nord, plusieurs experts en cybersécurité appellent à la prudence. Fyodor Yarochkin, de Trend Micro, affirme : « L’acteur est probablement chinois […] mais il est conscient de l’existence de Kimsuky et essaie peut-être d’imiter leur comportement pour semer la confusion. »

    Répercussions stratégiques sur la défense et la cybersécurité

    Au-delà du choc médiatique, les répercussions sur la posture de défense sont majeures. La fuite offre aux analystes et aux agences de renseignement une matière brute précieuse. « Cette fuite va permettre d’améliorer considérablement la détection des attaques de ces groupes », assure Charles Li de TeamT5, cité par 01net. Dans un contexte où la Corée du Nord est déjà pointée du doigt pour ses opérations lucratives — en 2024, ses cyber-unités auraient dérobé plus de 1,3 milliard USD en cryptomonnaies lors de 47 opérations (Portail-IE, 30 mai 2025) — l’impact de ce piratage est double : tactique et psychologique.

    Les conséquences pourraient se manifester à plusieurs niveaux. Sur le plan opérationnel, Pyongyang devra sans doute réorganiser ses équipes et revoir ses méthodes. Sur le plan diplomatique, cet incident s’inscrit dans un contexte de tensions régionales, où la cyberguerre est devenue un prolongement des rivalités militaires traditionnelles. Alors que la Corée du Nord mobiliserait environ 8 400 opérateurs cyber, la perte soudaine d’outils et de données internes représente une brèche sans précédent dans son dispositif offensif.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.

  • La Pologne confirme la modernisation de ses 48 avions de combat F-16 pour 3,25 milliards d’euros

    Quand, en octobre dernier, elle a recommandé au Congrès d’autoriser la modernisation des quarante-huit chasseurs-bombardiers F-16 de la force aérienne polonaise, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des ventes d’équipements militaires américains à l’étranger [FMS], avait eu la main lourde, en présentant un devis s’élevant à 7,3 milliards de dollars [soit près de 6,5…

    Cet article La Pologne confirme la modernisation de ses 48 avions de combat F-16 pour 3,25 milliards d’euros est apparu en premier sur Zone Militaire.

  • F-35 : la Suisse maintient son achat malgré le refus américain de fixer un prix

    F-35 : la Suisse maintient son achat malgré le refus américain de fixer un prix

    Le 13 août 2025, le Conseil fédéral a réaffirmé dans un communiqué son engagement à acheter des avions de combat F-35A au constructeur américain Lockheed Martin, malgré l’incapacité des États-Unis à garantir un prix fixe. Cette décision, prise dans un contexte d’incertitude financière, alimente un débat politique intense à Berne.

    F-35 : un surcoût estimé à plus d’un milliard pour la Suisse

    Selon le Département fédéral de la défense, l’absence de prix garanti pourrait générer un dépassement budgétaire compris entre 650 millions et un 1,3 milliards de francs suisses, en plus des 6 milliards initialement prévus. Converti, le budget initial équivaut à environ 6,23 milliards d’euros, auxquels pourrait s’ajouter jusqu’à 1,34 milliards d’euros supplémentaires.

    Le ministre Martin Pfister a déclaré qu’aucune faute de gestion n’avait été commise, soulignant que « des négociations sont en cours afin de limiter les dépassements », selon RTS.

    Un choix stratégique assumé par le Conseil fédéral

    Malgré l’ampleur potentielle des surcoûts, le gouvernement suisse considère que le programme F-35 reste essentiel pour remplacer les F/A-18 vieillissants et assurer la surveillance de l’espace aérien national. Les partisans, principalement issus du Parti libéral-radical (PLR) et du Centre, invoquent des arguments stratégiques et la nécessité de respecter les délais de livraison.

    Pour certains élus, réduire le nombre d’avions pourrait être une solution acceptable, tout en conservant l’efficacité opérationnelle. L’option de négocier des compensations industrielles avec l’industrie américaine est également évoquée.

    Opposition politique : appel à l’annulation du contrat

    À gauche, le Parti socialiste (PS) et les Verts réclament purement et simplement l’abandon de l’achat, dénonçant une spirale incontrôlable des coûts. Ils estiment que cet investissement colossal pourrait être réaffecté à d’autres priorités nationales, notamment dans la transition énergétique et les services publics.

    Le Parti vert’libéral (PVL), plus nuancé, souhaite une solution intermédiaire permettant de respecter le budget approuvé par les électeurs en 2020, tout en évitant d’annuler le contrat.

    Washington inflexible sur la tarification

    Le refus américain de fixer un prix ferme serait lié à l’évolution incertaine des coûts de production et à l’inflation internationale. Pour Lockheed Martin, s’engager sur un tarif figé sur plusieurs années exposerait le constructeur à des pertes importantes.

    Cette position fragilise la prévisibilité budgétaire de la Suisse et place le gouvernement dans une posture délicate face à l’opinion publique. Les discussions bilatérales se poursuivent, mais aucun compromis n’a encore été trouvé.

    Entre impératifs stratégiques et contraintes budgétaires, le dossier des F-35 cristallise les tensions politiques en Suisse. Si Berne persiste dans sa décision, l’issue dépendra désormais de la capacité des négociateurs à limiter les coûts et à obtenir des contreparties suffisantes pour justifier un engagement financier de cette ampleur.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.

  • Mistral III Le Nouveau Missile de MBDA Décrypté !

    Mistral III Le Nouveau Missile de MBDA Décrypté !

    __
    Abonnements vidéos, musiques et web moins chers: https://fr.gamsgo.com/partner/rpwjc
    __

    *Ma Formation Dropshipping: https://bit.ly/FORMATIONDROPSHIPPING
    *Discord: https://bit.ly/DISCORDLEPOUDREUX
    *Achat poudre noire: https://bit.ly/POUDRENOIRE
    *Faire un don- SOUTENEZ-NOUS: https://bit.ly/tipeeelepoudreux
    *Rejoignez moi et ayez des avantages exclusifs: https://bit.ly/JOINDREYOUTUBELEPOUDREUX
    *LE SITE CHAINE LE POUDREUX: http://lepoudreux.legtux.org/index/
    *Contact commercial: chainelepoudreux@gmail.com

    * Certains liens sont affiliés ce qui signifie que sans frais supplémentaires pour vous, j’obtiendrai une petite commission de la part du site marchand si vous cliquez dessus et effectuez un achat.
    Cela aide à ce que la totalité de mon contenu reste gratuit, merci !