Catégorie : Comment

  • Rheinmetall et Lockheed Martin se félicitent du succès du premier tir de leur lance-roquettes multiple GMARS

    En 2023, Rheinmetall et Lockheed Martin signèrent un accord pour développer le GMARS [Global Mobile Artillery Rocket System], un lance-roquettes multiple dérivé du M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System]. « Nous avons la technologie pour la production des ogives ainsi que les moteurs-fusée [pour les roquettes]. Et nous avons les camions sur lesquels monter les…

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  • Ciel en feu : les drones redessinent la guerre au Soudan

    Ciel en feu : les drones redessinent la guerre au Soudan

    Les frappes aériennes, notamment les attaques menées par drones, sont devenues un instrument central dans la guerre qui ravage le pays.

    L’armée soudanaise, appuyée par des alliances extérieures, dont la Turquie, a intensifié ses opérations dans plusieurs régions densément peuplées. À la clef : des pertes civiles massives, des infrastructures détruites, et un silence international de plus en plus pesant.

    El-Fasher : une ville stratégique sous les bombes

    Dans le nord du Darfour, à El-Fasher , ville clé récemment tombée sous le contrôle de l’armée soudanaise, les bombardements se sont intensifiés. Utilisant des drones de dernière génération, dont le modèle turc Bayraktar Akinci, les frappes ne semblent plus distinguer cibles militaires et lieux civils. Camps de déplacés, marchés, écoles ou encore hôpitaux ont été visés.

    Dans un communiqué publié en juillet, les Forces de soutien rapide (FSR) ont accusé l’armée soudanaise d’avoir mené des attaques à l’aide de drones contre les localités de Zamzam, Mellit et El-Government, provoquant des morts et blessés civils, ainsi que la destruction d’écoles, d’hôpitaux et d’abris humanitaires.

    Un rapport adressé au Conseil de sécurité des Nations unies en avril 2025 par un groupe d’experts indépendants a confirmé plusieurs frappes aériennes ayant causé la mort de civils, dont deux enfants et un agent de santé à proximité de l’hôpital pour enfants Babiker Nahar.

    Une présence turque de plus en plus active

    Le rôle d’Ankara dans l’armement et le soutien technique à l’armée soudanaise est désormais documenté. Selon The Washington Post, la société turque Baykar a livré pour 120 millions de dollars de matériel militaire, dont au moins huit drones TB2 et plusieurs modèles Akinci de technologie plus avancée. Le quotidien affirme également qu’une équipe d’ingénieurs turcs s’est déplacée au Soudan pour superviser leur déploiement opérationnel.

    Le Centre européen de lutte contre le terrorisme évoque par ailleurs l’existence d’un “groupe technique turc opérant au sol”, en coordination directe avec les forces armées soudanaises et certaines factions islamistes alliées.

    Des attaques qualifiées de crimes de guerre

    Dans son rapport de juin 2025, l’ONG Human Rights Watch dénonce l’utilisation de bombes non guidées larguées sur des quartiers résidentiels à Nyala, dans le sud du Darfour. “Le caractère indiscriminé de ces attaques, combiné à leur impact civil élevé, les rend assimilables à des crimes de guerre”, note l’organisation.

    Dans l’État du Kordofan occidental, six civils dont des enfants ont péri lors de frappes aériennes à El-Foula et Abu Zabad.

    À Tura, dans le nord du Darfour, une attaque sur un marché bondé a fait plus de 100 morts, selon l’association Emergency Lawyers, qui parle d’une “véritable boucherie”.

    Influences croisées et guerre par procuration

    Le soutien turc ne se limite pas à la fourniture de matériel. Il s’inscrit dans une dynamique stratégique plus large.

    Lors d’un sommet diplomatique à Antalya en avril 2025, le président Erdogan a rencontré le général Abdel Fattah al-Burhan pour renforcer la coopération bilatérale.

    Selon plusieurs sources, Ankara considère le conflit soudanais comme une opportunité d’élargir sa présence militaire et économique en Afrique de l’Est.

    D’après Middle East Eye, les frappes menées avec l’appui de la technologie turque ont permis à l’armée de reprendre l’initiative sur plusieurs fronts, notamment à Khartoum et dans l’État d’Al-Jazirah.

    Un retour des anciens réseaux islamistes ?

    Plus inquiétant encore : les dernières enquêtes onusiennes évoquent la collaboration de l’armée soudanaise avec des milices islamistes issues de l’ancien régime proches de l’idéologie des Frères musulmans.

    Une reconfiguration inquiétante du pouvoir en temps de guerre, qui rappelle les structures contestées par la révolution de 2019.

    Pour Adam Regal, porte-parole de la Coordination des réfugiés et déplacés, “les bombardements indiscriminés contre des civils ne sont pas seulement des crimes : ils constituent une tactique de terreur”.

    Une crise sans issue visible

    Alors que l’armée continue de rejeter toutes les propositions de cessez-le-feu y compris celle de l’Union africaine fin 2024 et que les frappes aériennes s’intensifient, le risque d’un effondrement total devient réel.

    “L’aide humanitaire n’arrive plus. La situation empire d’heure en heure”, a averti Farhan Haq, porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU.

    Un pays qui s’effondre sous un ciel menaçant

    Le bilan est accablant : plus de 24 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire. Des villes vidées de leurs habitants, des marchés transformés en ruines, des enfants faméliques dans des camps surpeuplés. Et au-dessus d’eux, un ciel qui ne cesse de leur promettre la mort.

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  • Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford en escale à Marseille

    Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford en escale à Marseille

    Depuis le 4 août 2025, le porte-avions américain USS Gerald R. Ford est ancré dans les eaux marseillaises. Cette escale inédite, prévue jusqu’au 9 août, marque un moment symbolique pour la présence militaire américaine en Méditerranée. Véritable bijou technologique, ce géant de l’US Navy conjugue puissance militaire, innovation nucléaire et message politique.

    L’USS Gerald R. Ford : sommet de l’ingénierie navale américaine

    À première vue, il impressionne par ses dimensions hors normes. Long de 337 mètres, large de 78 mètres et pesant 100 000 tonnes, le porte-avions USS Gerald R. Ford incarne la suprématie technologique navale des États-Unis. Son pont d’envol abrite plus de 75 aéronefs, et son équipage atteint jusqu’à 4 500 militaires.

    Construit pour un coût estimé à 14 milliards de dollars américains (environ 12,9 milliards d’euros), il est propulsé par deux réacteurs nucléaires. Sa technologie phare, un système de catapultes électromagnétiques qui permet le lancement d’un avion en moins de 10 secondes, une exclusivité mondiale à ce jour. Mis en service en 2017, il est l’un des onze porte-avions en activité dans la marine américaine et le plus moderne de sa classe.

    Marseille : une escale stratégique et hautement symbolique

    Accompagné du destroyer lance-missiles USS Winston S. Churchill, le Gerald R. Ford est visible au large de la cité phocéenne. L’arrêté préfectoral des Bouches-du-Rhône interdit la navigation, le mouillage, la baignade et la plongée sous-marine autour de la zone d’ancrage, confirmant le niveau élevé de sécurité mis en œuvre. Au-delà de l’aspect logistique, l’arrivée de ces deux bâtiments marque une volonté d’affirmation géopolitique.

    Selon les propos relayés par Maritima et Le Figaro, l’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, a qualifié cette escale de « symbolique de l’alliance franco-américaine », précisant : « nous entamons des négociations avec les Alliés européens concernant l’augmentation des achats de défense et le respect de leurs engagements envers l’OTAN ».

    Une première escale retardée, un contexte géopolitique mouvant

    Initialement prévu pour une escale marseillaise en 2023, le Gerald R. Ford avait été redirigé vers Israël après le déclenchement du conflit à Gaza. Il s’agit donc de sa première visite officielle dans le port français. Le dernier porte-avions américain à avoir fait escale à Marseille était l’USS Harry S. Truman en été 2024, précédé par l’USS George H.W. Bush.

    L’ancrage de l’USS Gerald R. Ford, navire de toute dernière génération, confirme l’importance croissante de la Méditerranée occidentale comme zone stratégique. Marseille offre un triple avantage : une profondeur marine adaptée, un port sécurisé et une position centrale entre le Moyen-Orient et l’Atlantique Nord, ce qui en fait un carrefour logistique incontournable pour les forces américaines opérant entre deux théâtres potentiels d’intervention.

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  • L’Australie va commander onze frégates de type Mogami auprès du japonais Mitsubishi Heavy Industries

    En février 2024, Canberra publia une nouvelle revue stratégique navale dont l’ambition était de renforcer la marine royale australienne [RAN – Royal Australian Navy] « à un niveau inédit depuis la Seconde Guerre Mondiale », en portant le nombre de ses navires dits de premier rang de quinze à vingt-six. Et cela sans évidemment remettre en question…

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