Les États-Unis viennent de subir un attentat à Washington qui a coûté la vie à une personne de la Garde nationale. En représailles, Donald Trump annonce son intention de stopper l’immigration pour des personnes en provenance d’une vingtaine de pays.
Un nouveau tour de vis sur l’immigration aux États-Unis
Le président américain Donald Trump a déclaré, jeudi 28 novembre 2025, qu’il allait suspendre définitivement l’immigration en provenance de « tous les pays du tiers-monde », à la suite de l’attaque ayant coûté la vie à une militaire de la Garde nationale à Washington. L’agresseur, identifié comme un ressortissant afghan, a ouvert le feu la veille sur deux membres de cette unité. Cet attentat, survenu à la veille de Thanksgiving, a conduit la Maison-Blanche à promettre un réexamen complet des permis de résidence délivrés à 19 pays jugés préoccupants, dont l’Afghanistan, l’Iran, Haïti et le Venezuela.
L’attaque a provoqué une onde de choc dans la capitale fédérale. Selon les autorités locales, deux membres de la Garde nationale ont été pris pour cibles par un individu armé, abattu quelques minutes plus tard par la police. L’une des victimes est décédée des suites de ses blessures. Le suspect, d’origine afghane, aurait obtenu un statut de résidence permanente en 2022, ce qui a ravivé les tensions autour de la politique migratoire américaine.
Quelques heures seulement après la confirmation de l’identité de l’assaillant, le président Donald Trump a publié sur Truth Social un message au ton sans équivoque : « Je vais suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde afin de permettre au système américain de se rétablir complètement », a-t-il écrit. Cette déclaration, faite lors des célébrations de Thanksgiving, marque un tournant dans la stratégie migratoire du président.
La décision de Donald Trump contestée devant la justice
Trump a également promis d’« annuler des millions d’admissions d’étrangers accordées par le gouvernement de Joe Biden », estimant que son prédécesseur avait permis une « infiltration massive de populations illégales et problématiques ». Dans le même message, il a affirmé vouloir « chasser toute personne qui n’est pas un atout pour les États-Unis ou qui est incapable d’aimer notre pays ». Dans la foulée de cette annonce, la Maison-Blanche a confirmé un réexamen approfondi des permis de résidence permanente accordés à des ressortissants de 19 pays considérés comme à risque. Cette mesure, selon un communiqué officiel, vise à « renforcer la sécurité nationale et prévenir toute infiltration terroriste potentielle ».
Selon l’administration actuelle, cette suspension pourrait concerner plusieurs millions de demandes d’immigration encore en cours d’examen. Le ministère de la Sécurité intérieure a indiqué qu’un audit des visas et statuts de résidence temporaires était déjà en préparation. Les services de l’immigration (USCIS) ont, par ailleurs, reçu l’ordre de geler la délivrance de cartes vertes pour les ressortissants des pays ciblés, le temps de cette révision complète.
La réaction du Congrès ne s’est pas fait attendre. Les élus démocrates ont dénoncé une mesure « discriminatoire » et « contraire à la Constitution ». Plusieurs associations de défense des droits civiques, dont l’American Civil Liberties Union (ACLU), ont annoncé leur intention de saisir la Cour suprême pour contester la légalité de cette suspension.
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