L’armée libanaise annonce avoir terminé le désarmement complet des groupes situés dans le sud du pays, dont le Hezbollah. Une avancée majeure, mais Israël conteste cette version.
Le Hezbollah est désarmé, affirme le Liban
Ce jeudi 8 janvier, l’armée libanaise a officiellement annoncé l’achèvement de la première phase de son désarmement du Hezbollah dans la zone située au sud du fleuve Litani, théâtre de nombreuses hostilités depuis des décennies. Cette déclaration intervient dans le cadre d’un plan plus vaste, mis en place depuis le cessez-le-feu négocié en 2024 entre Israël et le Hezbollah, qui prévoyait notamment que seules les forces étatiques libanaises puissent détenir des armes dans cette zone du pays.
Dans un communiqué de l’état-major, l’armée libanaise a déclaré avoir « atteint les objectifs de la première phase » de son plan visant à limiter toutes les armes au profit exclusif de l’État dans le sud du pays, en particulier dans le secteur entre le Litani et la frontière israélienne. L’annonce précise que le monopole des armes par l’État est désormais effectif et tangible dans cette région, et que les forces gouvernementales exercent un contrôle opérationnel étendu.
Ce succès a été rendu possible malgré la présence continue de quelques positions encore occupées par Israël, que l’armée libanaise ne contrôle pas encore totalement, et malgré les défis liés au nettoyage des munitions non explosées et des réseaux de tunnels appartenant au Hezbollah. Cette annonce est significative, puisqu’elle suit un plan en plusieurs étapes adopté par le gouvernement libanais après le cessez-le-feu de 2024, plan qui vise à étendre progressivement l’emprise de l’État sur toutes les armes présentes sur le territoire libanais.
Israël conteste l’effectivité du désarmement
Malgré l’annonce libanaise, Israël a rejeté cette analyse dès réception de l’information. Selon des responsables israéliens, la simple progression de l’armée libanaise ne suffit pas à prouver que le Hezbollah a déposé ses armes ou que sa capacité militaire a été significativement réduite.
Le gouvernement israélien affirme que le Hezbollah continue à se réarmer et à conserver un potentiel militaire, et met en avant des informations selon lesquelles des combattants et des armes seraient toujours actifs ou en cours de réorganisation dans le sud. Cette lecture fait écho à des commentaires israéliens selon lesquels les efforts libanais sont encore « loin d’être suffisants » pour satisfaire les exigences de sécurité de Tel-Aviv.
Israël insiste sur le fait que, sans désarmement complet du Hezbollah, la région restera instable, et affirme que les opérations militaires peuvent se poursuivre si la situation n’évolue pas davantage. En outre, l’État hébreu continue d’occuper certaines positions dans le sud du Liban, ce qui contribue à compliquer les démarches de Beyrouth.
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