Plusieurs hauts gradés militaires de l’OTAN commencent à tirer la sonnette d’alarme concernant la présence de sous-marins russes dans l’Atlantique. Les investissements dans la flotte du Nord sont en hausse en Russie.
L’OTAN s’inquiète de sous-marins russes dans l’Atlantique
Le 3 février 2026, lors de la Conférence navale de Paris organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri), plusieurs hauts gradés de l’OTAN ont souligné la persistance d’une menace sous-marine russe significative dans l’Atlantique. Selon le général Gwyn Jenkins, First Sea Lord et chef d’état-major de la marine britannique, la Russie n’a pas réduit ses investissements dans sa flotte du Nord et, notamment, dans ses capacités sous-marines, qu’elle considère désormais comme « ses principaux bâtiments ». Cette déclaration fait écho à la reprise des opérations en mer de sous-marins russes, qui sont « désormais de retour en mer » après un redéploiement récent.
Les responsables alliés, réunis à Paris, ont insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée pour contrer cette dynamique russe. Malgré les contraintes budgétaires et les conséquences de la guerre en Ukraine, Moscou « a continué d’allouer des ressources aux moyens sous-marins de la flotte du Nord », a déclaré le First Sea Lord, soulignant ainsi la vivacité de la menace dans l’Atlantique Nord.
Une réponse coordonnée entre alliés
Les officiers alliés ont expliqué que lutter contre la menace des sous-marins russes requiert une mobilisation importante de moyens navals et aéronautiques. Le chef des opérations navales de l’US Navy, l’amiral Daryl Caudle, a ainsi observé que les Russes « n’ont pas réduit les investissements dans les sous-marins » et qu’ils les perçoivent comme des outils stratégiques majeurs dans leurs opérations maritimes.
Pour contrer cette menace, les pays de l’OTAN renforcent la surveillance des voies maritimes critiques, notamment autour du passage stratégique GIUK (Groenland, Islande, Royaume-Uni), qui constitue un corridor clé pour l’accès des sous-marins russes à l’Atlantique. Une coordination « en lien très étroit » entre les marines alliées est aujourd’hui jugée indispensable pour pister et dissuader ces unités sous-marines, selon les officiels présents à Paris.
L’Atlantique Nord demeure une zone cruciale pour l’OTAN, car elle relie l’Amérique du Nord à l’Europe et constitue le principal axe des communications et des mouvements militaires alliés. Les sous-marins russes, en opérant dans cette région, peuvent non seulement compliquer les opérations navales alliées, mais aussi représenter une menace potentielle pour les lignes d’approvisionnement stratégiques.
Face à cette réalité, les dirigeants militaires de l’OTAN estiment que l’adaptation des capacités alliées est une priorité. Cela passe par une intensification des patrouilles sous-marines, une meilleure exploitation des moyens de renseignement maritime et un partage accru des informations entre les États membres. L’objectif affiché est de garantir que les forces alliées conservent leur supériorité dans les zones océaniques vitales et de dissuader toute action agressive qui menacerait la sécurité collective de l’Atlantique Nord.
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