Peter Thiel et Stark Defence face aux doutes de Berlin

Le 18 février 2026, en Allemagne, le nom de Peter Thiel s’est invité dans un dossier hautement sensible : l’achat de drones d’attaque pour la Bundeswehr. Le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a publiquement exprimé ses réserves quant à l’influence de Peter Thiel au sein de Stark Defence, une start-up berlinoise spécialisée dans les drones dits « kamikazes ». Par conséquent, le gouvernement conditionne la finalisation du contrat à une analyse précise du contrôle exercé par l’investisseur américain.

Peter Thiel au cœur du contrat de drones de Stark Defence

Peter Thiel concentre désormais l’attention du ministère. En effet, lors d’une visite à la caserne Graf Zeppelin à Calw, Boris Pistorius a insisté sur la nécessité de clarifier l’implication réelle de Peter Thiel dans les décisions quotidiennes de Stark Defence. Selon Firstpost, le ministre considère que « le niveau de contrôle exercé par Peter Thiel sur les opérations quotidiennes » constitue un élément déterminant avant de conclure l’accord. Ainsi, au-delà des performances techniques des drones, la question de l’influence stratégique de Peter Thiel devient centrale.

Par ailleurs, les montants engagés justifient cette prudence. D’après le Financial Times, deux start-up soutenues par des milliardaires, dont Stark Defence liée à Peter Thiel, ont décroché des contrats susceptibles d’atteindre 4,3 milliards d’euros au total. Le quotidien économique précise que ces sociétés ont « obtenu des contrats pouvant aller jusqu’à 4,3 milliards d’euros pour fournir des drones kamikazes à l’armée allemande ». Dès lors, Peter Thiel se retrouve indirectement associé à l’un des programmes de drones les plus ambitieux de la Bundeswehr.

Peter Thiel et les milliards d’euros des drones de Stark Defence

Peter Thiel n’est pas seulement un investisseur symbolique. En effet, selon Reuters, « Stark Defence a levé de nouveaux fonds, valorisant la start-up allemande à plus d’un milliard d’euros ». Par conséquent, la société liée à Peter Thiel change d’échelle industrielle, et ses drones deviennent un axe stratégique de modernisation militaire.

Dans le détail, le contrat initial attribué à Stark Defence s’élèverait à environ 269 millions d’euros. Toutefois, si toutes les options sont activées, la valeur totale pourrait atteindre 2,86 milliards d’euros pour Stark Defence seule. En parallèle, l’autre entreprise retenue pourrait bénéficier d’un montant potentiel de 1,46 milliard d’euros. Ainsi, Peter Thiel se retrouve indirectement associé à des engagements cumulés dépassant 4 milliards d’euros.

Peter Thiel face aux enjeux de souveraineté liés aux drones

Peter Thiel incarne une figure influente de la technologie américaine. Toutefois, dans le secteur de la défense, son rôle soulève des interrogations spécifiques. Boris Pistorius a déclaré qu’un « examen approfondi » était indispensable avant de finaliser l’accord sur les drones, estimant que l’influence de Peter Thiel au sein de Stark Defence devait être analysée avec précision. Dès lors, la question ne porte plus uniquement sur la performance des drones, mais également sur la souveraineté industrielle allemande.

En outre, Stark Defence commercialise notamment le drone OWE-V Virtus. Ce système peut voler à environ 120 kilomètres par heure, plonger jusqu’à 250 kilomètres par heure, emporter une charge de 5 kilogrammes et opérer pendant près de 60 minutes. Cependant, le Financial Times évoquait, en octobre 2025, des essais militaires problématiques, certains drones n’ayant pas atteint leurs cibles lors de tests avec des forces européennes. Ainsi, Peter Thiel se retrouve indirectement exposé aux débats sur la fiabilité opérationnelle des drones proposés à la Bundeswehr.

Dans ce contexte, le ministère avance avec méthode. Certes, l’Allemagne cherche à renforcer rapidement ses capacités de drones face aux évolutions du champ de bataille moderne. Néanmoins, l’influence potentielle de Peter Thiel dans Stark Defence introduit une dimension géopolitique supplémentaire. Par conséquent, avant d’engager jusqu’à 2,86 milliards d’euros pour un seul fournisseur, Berlin exige des garanties sur la gouvernance, le contrôle stratégique et l’autonomie décisionnelle de l’entreprise.

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