Trump prêt à couper Internet : « la crise au Groenland a réveillé l’Europe » s’exclame François Lenglet

Face à la menace de Donald Trump, l’inquiétude des pays européens, et notamment de la France, sur leur dépendance numérique a monté d’un cran. Selon RTL, François Lenglet, économiste reconnu, se réjouit de voir que « la crise au Groenland a réveillé l’Europe », poussant à une réflexion sur la nécessité de renforcer la souveraineté numérique du continent.

Des annonces pour renforcer la souveraineté numérique

Le 24 janvier, le ministre de la Fonction publique a annoncé que les agents de l’État français allaient bientôt utiliser Visio, une plateforme française de visioconférences, au lieu de plateformes étrangères telles que Zoom et Teams. Cette décision vise à réduire la dépendance aux solutions américaines. Dans le même esprit, le patron d’une des plus grandes entreprises françaises, quoique non nommé, a partagé ses craintes quant à la possibilité que « les États-Unis nous coupent la lumière en cas de crise ».

Par ailleurs, lundi 2 février, l’European Payment Initiative (EPI) a pris l’initiative de préparer le terrain pour une nouvelle solution de paiement continentale, afin de s’émanciper de réseaux de paiement tels que Visa. Cela représente un pas important pour rétablir la souveraineté européenne dans le secteur des paiements.

Comment l’Europe réagit aux menaces américaines

Les récentes tensions commerciales entre l’Europe et les États-Unis ont mis en lumière une dépendance numérique considérable. En l’absence d’années précises, la référence à une « crise au Groenland » reste un symbole déclenchant une prise de conscience en Europe. L’Europe est mise au défi de créer des solutions indépendantes pour le stockage de données, la communication, l’intelligence artificielle, et les échanges financiers.

De plus, alors que les infrastructures informatiques européennes sont majoritairement basées sur le territoire américain, installer des ordinateurs sur le « sol européen » devient une mesure de prudence pour les grandes entreprises. Certaines d’entre elles explorent même l’idée d’un « système intégralement européen », en prenant pour exemple ChatGPT pour l’intelligence artificielle.

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