Un accord secret entre l’Ukraine et une start-up américaine pourrait anéantir toute la flotte russe en mer Noire

L’Ukraine vient de signer un accord stratégique avec LeVanta Tech Inc., une entreprise américaine qui bosse sur des technologies de pointe, relaye Defense Express. Ce nouvel engagement, officialisé lors du forum DFNC3, marque une avancée notable dans le développement de solutions innovantes en défense et technologie hybride. En se rapprochant de Ukroboronprom, la société d’État ukrainienne, l’Ukraine ambitionne de mettre au point des engins capables aussi bien de flotter que de voler, tout comme le drone Palianytsia, afin d’adapter ses moyens face aux défis du moment.

Un partenariat pour repousser les limites technologiques

Le deal avec LeVanta Tech Inc. porte principalement sur la création du concept « float-and-fly », qui pourrait bien transformer les capacités militaires ukrainiennes. Ce partenariat comprend la mise au point de produits plus rapides et résistants, ainsi que des formations pointues pour les spécialistes ukrainiens en armement. Par ailleurs, Kiev souhaite même lancer la production de ces technologies sur son territoire.

Ce concept repose sur l’usage de véhicules sans pilote à effet de sol. La famille Halia, développée par LeVanta Tech, permet à ses engins de voler à quelques mètres au-dessus de l’eau. On distingue trois modèles :

  • Le Halia-S, conçu pour un usage civil, équipé d’un moteur électrique et pouvant parcourir jusqu’à 400 km.
  • Le Halia-M, une version militaire plus compacte, qui peut être dotée d’un moteur électrique ou à réaction, avec une autonomie allant jusqu’à 3 200 km.
  • Le Halia-X, une déclinaison militaire plus imposante, propulsée par un moteur à réaction et offrant une autonomie de 5 000 km.

Des perspectives militaires et des défis techniques

Les véhicules Halia offrent des possibilités intéressantes en milieu militaire, par exemple pour agir de manière asymétrique face à la flotte russe en mer Noire, tout comme les drones navals. Ces drones combinent les atouts des drones de surface et aériens en volant à basse altitude pour rester discrets, tout en pouvant atteindre des vitesses allant jusqu’à 277 km/h. Même si leur taille peut les rendre vulnérables aux systèmes anti-aériens comme le Pantsir-S1, leur capacité à s’élever légèrement pour éviter certains obstacles leur confère un avantage sur le terrain, soulignant l’importance de la défense aérienne.

Sur fond de conflit en mer Noire, où l’Ukraine ne peut rivaliser en nombre avec la flotte russe, ces innovations pourraient bien faire la différence. Les missiles Neptune, les drones et les opérations des forces spéciales ont déjà permis à Kiev de toucher du doigt des infrastructures russes en Crimée. Les drones Halia pourraient intensifier ces actions en frappes précises ciblant précisément les navires encore en service.

Des perspectives d’avenir et des répercussions internationales

Même si le projet est prometteur, il n’en est qu’à ses débuts. Aucun accord formel concernant la livraison ou la production locale n’a été scellé, et il est peu probable que ces engins soient opérationnels dans l’immédiat. Toutefois, cette coopération entre Ukroboronprom et LeVanta Tech Inc., dévoilée lors du forum DFNC3, ouvre la voie à une possible indépendance de Kiev dans le développement de ses propres drones reposant sur ce concept innovant.

On peut aussi comparer ces systèmes à d’autres technologies, comme le drone kamikaze turc TALAY, qui montre que le concept « float-and-fly » pourrait offrir des atouts uniques pour frapper avec précision des cibles portuaires ou navales russes. Avec les tensions qui ne faiblissent pas dans la région, ce partenariat témoigne de la volonté de l’Ukraine de renforcer ses moyens de défense en multipliant les collaborations internationales.

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.